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La conférence régionale sur le thème « Alzheimer : professionnalisation des services à la personne et Qualité » s’est tenue à la Maison de l’Education Permanente de Lille le 19 juin 2008.
Organisée sous l’impulsion d’Age d’Or Services - Lille, cette conférence était organisée dans le double objectif de souligner les récents efforts de professionnalisation réalisés par des acteurs associatifs et privés du secteur et de prendre la mesure de ceux qui restent à accomplir.
Plusieurs intervenants, référents dans le domaine, ont exposé aux associations, aux représentants des collectivités publiques et aux professionnels du secteur, l’enjeu de la professionnalisation des services à la personne et les défis de demain.
Bruno ARBOUET, Directeur de l’Agence Nationale des Services à la Personne, a souligné « le véritable enjeu aujourd’hui, c’est la qualité ». Dans un secteur qui connaît un taux de croissance de 12 % dont « le défi quantitatif est déjà gagné » a-t-il précisé.« Seules subsisteront les structures qui auront fait le choix de la formation, afin d’apporter une réelle qualité de service».
"Nous sommes dans une problématique de solidarité nationale : les besoins en terme de services à la personne sont les mêmes pour tous, quels que soient les moyens financiers dont nous disposons » a indiqué Marie-Christine Staniec - Wavrant, Adjointe au Maire de Lille en charge des Seniors, Conseil des Aînés et lutte contre les exclusions. Le revenu moyen des 1 500 personnes que le Centre Local d’Information et de Coordination gérontologique (CLIC) informe et oriente n’excéde pas 600 euros par mois. « Le débat majeur des années à venir sera d’offrir à tous une réponse de qualité au maintien à domicile des personnes âgées et dépendantes ; cela implique que nous réfléchissions à son mode de financement ».
Georges Constantin, Président de l’Age d’Or Expansion, s’est réjoui de l’ouverture récente de deux agences lilloises, qui portent à 158 le nombre d’agences Age d’Or Services en France. La priorité est « de satisfaire les besoins des personnes âgées et dépendantes, en les maintenant dans la vie sociale en favorisant le maintien à domicile ».
La qualification des prestataires de services à la personne passe, selon lui, par le recrutement et la formation, éléments essentiels pour « inspirer confiance et crédibilité auprès des patients et des familles ». Au delà de l’agrément Qualité, la norme AFAQ/AFNOR « NF Services aux personnes à domicile » existe depuis 2005. Elaborée avec de nombreux professionnels et acteurs du secteur des services à la personne, elle définit un socle commun d’engagements de service sur les prestations pour faciliter, maintenir ou améliorer la vie à domicile, a rappelé Georges Constantin. Partant des attentes des bénéficiaires, elle clarifie les prestations et définit un haut niveau de qualité. Georges CONSTANTIN précise qu’Age d’Or Services - Lille revendiquant son professionnalisme, en applique les process stricts.
Le Docteur Françoise Barthes-Dupressoir , Médecin Conseiller de Filassistance International a insisté l’épuisement des familles qu’ « il est indispensable de soulager par le recours aux dispositifs de maintien à domicile ». A ce propos elle a fait référence au « baluchonage » (ndlr. Baluchon Alzheimer existe à l’initiative de Marie Gendron au Canada et maintenant en Belgique). Après une première journée de transition avec l’aidant et la personne atteinte, l’aidant laisse seule la baluchonneuse, qui prend alors en charge le patient pour quelques jours, soulageant ainsi l’aidant.
« La professionnalisation des intervenants à domicile est devenue indispensable face un public fragilisé », a conclu Françoise Barthes-Dupressoir. Elle a par ailleurs invité les participants à entretenir leur « capital neuronal » par de l’exercice physique et mental. « L’origine de la maladie étant encore inconnue, cela permettrait de diminuer l’apparition des premiers symptômes de 50% » a conclu Françoise Barthes-Dupressoir
« Par la formation, le regard de l’intervenant change sur la maladie et le patient » a expliqué Nathalie Vignolet, responsable formation à l’Union Nationale France Alzheimer. Le but de la formation dispensée à l’UNFA est de « donner au professionnel les moyens de comprendre et de repérer les troubles dont souffre le patient pour s’y adapter ». Le stage permet la compréhension de la maladie (hérédité, traitements médicamenteux, apports cliniques, …) de connaître les troubles psycho-comportementaux, les aménagements possibles. Il aborde les aspects plus pratiques avec l’approche de la stimulation sensorielle, la relaxation, le schéma corporel et les méthodes d’apaisement des agitations et angoisses et les différentes aides possibles pour accompagner la famille « Durant cette formation, nous apprenons comment mettre la personne en situation de compétence ».
« L’improvisation dans le domaine n’est pas possible », c’est pourquoi Age d’Or Services - Lille a fait le choix de faire suivre cette formation à tout son personnel a ajouté Ludovic Torris, co-gérant de l’agence.
S’exprimant sur le 5ème risque, au regard du financement de la perte d’autonomie à moyen et long terme, le directeur général adjoint de CNP Assurances, Gérard Meneroux a clôturé le débat : " Nous sommes face à un vaste chantier pour organiser la réponse à fournir aux personnes en perte d’autonomie, dans lequel public et privé doivent coopérer. "
FG / Communiqué Age d'Or Services
mis à jour le 28/07/2008
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