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Evolution des rites funéraires

Plus d'un quart des français plébiscitent déjà la crémation pour leur obsèques

La crémation est maintenant pratiquée à l'occasion de plus du quart des décès. Marginale il y a 40 ans la crémation rencontre un succès exponentiel. Compte tenu des déclarations d’intention, on peut estimer que près d’un Français sur deux envisage aujourd’hui de se faire crématiser.
Source : Confédération des professionels du funéraire et de la marbrerie (CPFM)

La crémation, loin d’être une pratique moderne, n’est pas investie a priori comme l'est l’inhumation. La grande majorité des personnes, en effet, continuent de se faire enterrer par habitude, parce qu’il y a une place dans le caveau, parce que « ça s’est toujours fait » . Pourtant la pratique se développe de plus en plus.

Que fait-on des cendres ? Elles sont remises, dans une urne, à la personne qui a organisée les funérailles. Depuis le 13 mars 2007 (décret N°2007-328), la destination privilégiée des cendres est le cimetière ou le site cinéraire. L'urne peut y être déposée dans une case de columbarium, déposée dans une concession, scellée sur un monument funéraire (il convient alors de prévoir une urne en matière non fragile, métal ou pierre) ou déposée dans une concession de petite dimension (appelée cavurne).
Elles peuvent aussi être dispersées dans un espace de dispersion aménagé dans le cimetière ou le site cinéraire.

Selon la volonté de la personne avant son décès, l'urne peut être conservée à domicile ou être inhumée dans une propriété privée. La personne qui conserve l'urne doit en faire la déclaration à la mairie du lieu de conservation de l'urne. La personne a pu aussi souhaiter que ses cendres soient dispersées dans la nature (elles ne peuvent l'être sur la voie publique). La personne qui procède à la dispersion doit en faire la déclaration à la mairie du lieu de dispersion.

Le geste de dispersion étant irréversible, prévient la CPFM, "il est prudent de bien réfléchir avant de procéder" même si l'on répond à la volonté du défunt car, l'absence d'un lieu de recueillement peut être difficile à supporter pour ceux qui restent

Actuellement, après la crémation, 74 % des urnes sont remises aux familles, 8 % sont déposées immédiatement dans un columbarium ou un jardin d’urnes, 14 % font l’objet d’une dispersion immédiate des cendres, 3 % sont dispersées dans la nature.

Selon les projections d'intentions, de choix des familles, le taux de crémation devrait avoisiner 35 % en 2015, et 50 % en 2030/2040 ; ce que confirme à 80% les professionnels du funéraire(Enquête IFOP/CPFM – 2004).

 

 


FG
mis à jour le 27/10/2008

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2) L'inhumation : où ? pendant combien de temps ?


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