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Bien vieillir
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Les personnes âgées de 70 ans ou plus peinent à s'ouvrir à leur entourage de leur perte d'autonomie, ou de leurs craintes à ce sujet, même si la majorité d'entre elles ne la vivent pas encore, selon une étude Sofres à paraître dans le mensuel Notre Temps et rendue publique jeudi 6 novembre.
La majorité des personnes âgées à domicile sont en bonne santé et complètement autonomes, mais pour une minorité importante, la principale difficulté réside dans les tâches ménagères (ménages, course): 34% d'entre elles ont besoin d'aide pour le ménage et 4% n'y arrivent pas. L'enquête, réalisée par la Sofres pour Notre Temps et Mondial Assistance, auprès d'un millier d'abonnés du magazine, fait aussi ressortir que 21% ont du mal à sortir de chez elles seules, ou ont besoin d'aide.
Plus généralement, 45% d'entre elles ont des difficultés dans le quotidien du foyer (19%) ou sont en perte d'autonomie personnelle (26%). Parmi celles qui font face à une perte d'autonomie, 55% ont "peur de déranger". Et parmi celles qui sont considérées comme autonomes, 4 sur 10 ne souhaitent pas aborder le sujet avec leur entourage.
Pourtant, huit personnes de 70 ans sur 10 envisagent de devenir moins autonomes un jour, même si 64% d'entre elles n'y pensent que "de temps en temps". L'étude relève que 19% en parlent en dehors de leur entourage, le plus souvent à leur médecin. Par ailleurs, "plus la perte d'autonomie est grande, plus la peur de déranger est forte", relève l'étude, en soulevant un paradoxe: ceux qui ont "effectivement le plus besoin" d'aide "osent le moins la solliciter".
Lorsqu'on demande aux personnes "autonomes" ce qu'elles craignent le plus pour les années à venir, la perte de mémoire cristallise les inquiétudes: 6 sur 10 la redoutent, les femmes d'avantage encore que les hommes (65% contre 46%). Les personnes ayant besoin d'aide pour la gestion du foyer sont 60% à avoir pris des dispositions pratiques: aménagement du logement (36% des cas), contrat d'assurance-dépendance (18%), téléalarme (11%) et déménagement dans un logement plus adapté (11%) ou près des proches (11%).
Les personnes fragilisées sont 70% à recourir à des services à la personne, aides ménagères et les auxiliaires de vie, dont les qualités humaines (attention, respect, disponibilité) et leurs compétences sont plébiscitées par neuf bénéficiaires sur dix. Sondage réalisé du 22 au 27 septembre par téléphone auprès d'un échantillon de 1.000 personnes de 70 ans et plus vivant à domicile, représentatif de l'ensemble des 770.000 abonnés au magazine. Le profil de ces abonnés est proche de celui de l'ensemble des quelques 8 millions de personnes de plus de 70 ans, mais, précise la Sofres, il comporte plus de femmes (70% contre 59%).
Lire l'analyse de Geneviève Jurgensen, directrice de la rédaction de Notre Temps en cliquant ici
YM
mis à jour le 10/11/2008
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