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Fin de vie
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La Cour de cassation italienne a accordé jeudi 13 novembre l'autorisation à un homme d'arrêter l'alimentation artificielle de sa fille, dans un état végétatif irréversible depuis 16 ans.
La Cour de cassation italienne a rejeté jeudi 13 novembre le recours introduit par le procureur général de Milan, contre le jugement de juillet dernier, dans lequel la cour d'appel de Milan avait accédé à la volonté des proches de débrancher les appareils respiratoires d'une jeune fille en état de coma profond.
Après une décennie de combat judiciaire, le père d'Eluana Englaro peut donc débrancher le tube qui l'alimentait, depuis un accident de voiture survenu lorsqu'elle avait 20 ans. Deux ans plus tard, les médecins, à l'hôpital de Lecco (Lombardie), dans le nord du pays, avaient qualifié sa condition d'irréversible.
Cette décision "confirme que nous vivons dans un Etat de droit", a déclaré le papa à l'agence de presse italienne ANSA. Il a affirmé par ailleurs que sa fille avait déclaré, après avoir rendu visite à un ami dans un état similaire, peu avant son propre accident, qu'elle aurait souhaité l'arrêt des traitements, dans un cas semblable.
Enrico La Loggia, l'un des membres du gouvernement Berlusconi, a qualifié cet événement de "sentence de mort". Le Vatican a comparé la décision à celle "de tuer une personne", a rapporté son haut représentant, le Cardinal Javier Lozano Barragan, cité par l'agence de presse italienne Apcom.
La classe politique conservatrice s'est mise en colère, affirmant que les tribunaux avaient outrepassé leurs prérogatives. Les organisations catholiques et anti-euthanasie ont vivement protesté contre ce jugement devant le palais de justice de Milan, sur la piazza del Duomo.
La loi italienne interdit l'euthanasie (octroi d'une substance létale ou de drogues), mais autorise les parents à refuser le traitement de leurs proches dans certains cas.
YM
mis à jour le 16/11/2008
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