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Pas toujours facile de trouver sa place quand on s’occupe d’un proche âgé ou handicapé face aux professionnels, à l’établissement qui l’accueille et même au sein de sa propre famille.
Le colloque de la MSA en partenariat avec la Cram, le Conseil général et les antennes CLIC de Presqu’île âge (Crozon), du Pays Glazik, de Lesneven- Abers et d’Iroise qui s'est déroulé le 18 novembre dernier à Brest avait pour objectif de porter un autre regard sur les aidants et pour les 200 professionnels de l'aide aux aidants de personnes âgées ou handicapées de mieux coordonner les différentes actions menées à la fois par les organismes de protection sociale comme la MSA et les collectivités telles que le Conseil général ou les CLIC.
Qu’est-ce que la médiation ? 2 exemples concrets
Mme X. a 88 ans ; elle ne peut plus rester seule du fait de ses problèmes de santé. En accord avec elle, ses enfants ont fait le choix de l’accueillir à tour de rôle. Ils la prennent chacun tous les 3 mois sauf l’un d’eux qui ne peut pas du fait de son activité professionnel de chauffeur routier international. Les choses se passent bien pendant 3 ans. Mais, un conflit naît entre les 2 enfants accueillants qui se critiquent mutuellement sur la manière dont ils prennent soin leur mère. Ce qui a pour conséquence que l'un ne rend plus visite à sa mère quand elle est accueillie chez l’autre (et vice-versa)
L’un des enfants contacte l’assistante sociale MSA spécialisée en gérontologie qui propose une médiation. Les 3 enfants acceptent et se rencontrent avec un médiateur. Chacun s’exprime et reconnaît le point de vue de l’autre. Ensemble ils trouvent une solution acceptable par tous : ils se mettent d’accord sur les conditions d’accueil et de visite et les écrivent.
M. X a 83 ans. Il souhaite rester chez lui et ses enfants respectent son souhait. M.X a perdu son autonomie ; il a besoin d’aide pour la toilette, les repas, le lever, le coucher. Il se déplace difficilement. Il lui faut de multiples interventions quotidiennes : services de soins, infirmier libéral, aide à domicile et la famille (ses 2 filles de M. X).
Les « aidants » professionnels attendent de la famille qu’elle assure cerataines tâches matérielles et administratives. De leur côté, les 2 filles ont des contraintes familiales et professionnelles et ne peuvent pas assurer ce que l’on attend d’elles, entre autre leur présence obligatoire pour le coucher du dimanche soir.
Une médiation est proposée à M. X, à ses filles et aux intervenants professionnels. Chacun s’exprime lors de la rencontre, reconnaît le point de vue des autres et accepte d’en tenir compte. Un protocole d’intervention est rédigé. Il a permis de fluidifier les relations entre professionnels et la famille et entre professionnels, pour un mieux-être de M. X .
Parmi les expériences interessantes :
Des bénévoles à domicile. A Chamalières dans le Puy de Dôme, des bénévoles passent quelques jours, parfois quelques semaines, au domicile de personnes âgées dépendantes en l’absence momentanée de la famille ou des proches.
Ces bénévoles sont encadrés et formés par l’association « aide et répit ».
Des groupes réunissant des professionnels et des aidants familiaux. Archipel, association nationale d’aide à domicile, développe des groupes de soutien et d’échanges qui réunissent des professionnels de l’aide à domicile et des aidants familiaux dans un objectif de reconnaissance mutuelle et de collaboration.
Un foyer de vie pour les personnes âgées et leurs enfants déficients intellectuels. Le centre communal de Chartes de Bretagne a ouvert les portes d’un établissement hébergeant des personnes âgées, la résidence de La Poterie, à des déficients intellectuels et à leurs parents vieillissants. 50 000 situations de personnes déficientes intellectuelles vieillissantes posent problème. En 1930, elles avaient une espérance de vie de 20 ans, en 1980 de 58 ans et aujourd’hui de 74 ans. Les parents atteignant eux-mêmes un âge avancé ne peuvent plus prendre en charge leur enfant handicapé et ne souhaitent pas s’en séparer.
L’expérience de Chartres de Bretagne apporte une réponse à des situations souvent dramatiques.
Des réseaux de prises en charge des malades atteints d’Alzheimer qui forment des aidants
Des aides médico-psychologiques et des neuropsychologues interviennent au domicile des malades pour stimuler la personne âgée mais aussi pour « former » les proches. Cette démarche est originale parce qu’elle prend en compte l’aidant familial en reconnaissant le rôle qu’il peut jouer.
Agevillage
mis à jour le 24/11/2008
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