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Aides sociales et financières
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Les aides sociales étaient attribuées de manière sélective. C'est maintenant leur augmentation qui le devient.
Le budget de la Sécu pour 2009, adopté jeudi 27 novembre, contient comme promis des hausses du minimum vieillesse et des pensions de réversion, mais, comme l'ont déploré l'opposition et des syndicats, elles sont ciblées sur certains bénéficiaires, considérés comme "les plus fragiles".
De même, la hausse de l'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé (ACS), qu'a récemment annoncée la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, mais qui figurera dans un autre texte que le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), sera réservée à ses bénéficiaires les plus âgés.
Le gouvernement s'était engagé à revaloriser d'ici la fin du quinquennat de 25% l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), plus connu sous le nom de minimum vieillesse, et à faire passer la pension de réversion de 54% à 60% du montant de la retraite du conjoint disparu. Le budget de la Sécu entérine ces engagements et chiffre la première étape pour l'année prochaine avec une revalorisation annoncée de 6,9% du minimum vieillesse en avril 2009 et une majoration de 11% en 2010 de la pension de réversion.
Mais la hausse du minimum vieillesse, qui est une garantie de ressources pour les retraités n'ayant pas de pension ou ayant trop peu cotisé pour bénéficier d'une retraite suffisante, sera réservée aux personnes seules (pour qui il passera de 633,12 à 676,81 euros). Elle ne concernera ainsi pas les couples, pour qui le minimum vieillesse, actuellement de 1.135,78 euros, sera simplement revalorisé de l'inflation au 1er avril prochain comme les pensions de retraites, a précisé le ministère du Travail. Le ministre du Travail Xavier Bertrand a confirmé en séance publique à l'Assemblée nationale que "l'effort consenti concerne effectivement les personnes seules, considérées comme les plus fragiles".
De même, la revalorisation de la pension de réversion, pour laquelle une condition d'âge a été rétablie, ne concerne que les plus de 65 ans dont la retraite totale n'excède pas 800 euros/mois. Force Ouvrière a déploré une revalorisation qui "limite potentiellement la portée aux seul(e)s veufs ou veuves ne disposant pas de droits personnels à pension".
Enfin, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a récemment annoncé son intention d'augmenter l'aide à la complémentaire santé, qui vise à faciliter l'accès à une complémentaire santé pour les ménages modestes mais pas éligibles à la Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C). Cette aide se déduit du coût annuel d'un contrat d'assurance maladie complémentaire.
Soumise à conditions de revenus, elle est aussi dépendante de l'âge: elle est actuellement de 100 euros pour les moins de 25 ans, 200 euros pour les 25 à 59 ans, et 400 euros pour les 60 ans et plus. Les sénateurs, lors du passage du PLFSS au Sénat, avaient voté un amendement la revalorisant de 50%, que le gouvernement les a poussés à supprimer. Mme Bachelot souhaite en effet une revalorisation de la seule dernière tranche, de 400 à 500 euros.
CS
mis à jour le 01/12/2008
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