Vingt ans après la première assemblée mondiale du vieillissement, 160 Etats membres de l'ONU ont adopté un plan d'action international sur le vieillissement. La Lettre de la CNAV a dressé un bilan de ces journées et s'est appliquée à expliquer les grandes lignes de ce nouveau plan d'action.
Le 8 avril 2002, Kofi Annan, secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, ouvrait, sous l'égide de l'ONU, la seconde assemblée mondiale du vieillissement à Madrid. Cette conférence s'est inscrite dans un contexte démographique inédit : avant 2050, les plus de 60 ans seront plus nombreux que les moins de15 ans.
En 2000, on dénombrait 600 millions de personnes âgées dans le monde. En 2050, elles seront plus de 2 milliards, dont 75 % dans les pays en voie de développement. Ainsi, la proportion de personnes âgées dans le monde devrait passer de 8 % en 1950 à 21 % en 2050. 54 % des personnes âgées vivent aujourd'hui en Asie et 24 % en Europe.
Dans les pays développés, le nombre de personnes âgées est plus élevé que le nombre de jeunes depuis 1998. Autre chiffre : l'espérance de vie moyenne dans le monde est de 66 ans, 39 ans au Sierra Leone, et 77 ans au Japon.
Face à ces disparités, les pays participant à la conférence se sont attachés à inscrire une politique en faveur des seniors dans les politiques de développement et de lutte contre la pauvreté. Trois grandes orientations ont donc été fixées pour les années à venir : les personnes âgées et le développement, la santé et le bien-être des personnes âgées, un environnement favorable et porteur.
Toutefois, "A chaque orientation correspond une série de thèmes assortis d'objectifs et de mesures pratiques, qui restent toutefois très générales. Les moyens concrets de leur mise en œuvre sont laissés à la libre appréciations des Etats, ce qui peut laisser sceptique sur l'efficacité du plan d'action", précise la CNAV.
Les pays en développement sont ceux qui connaissent le vieillissement le plus rapide. Or face aux problèmes auxquels ils sont confrontés, la prise en charge des personnes âgées est loin d'être une de leur priorités.
Le plan affirme que les personnes âgées doivent être associées à la prise des décisions les concernant. Les gouvernements devront garantir à chacune d'elles un revenu et une protection sociale qui les mettent à l'abri de la pauvreté, ceci, alors que 80 % de la population mondiale n'est pas couverte pas un régime de protection sociale. De plus, pour permettre aux personnes âgées de demeurer autonomes, il est nécessaire de développer les infrastructures dans les zones rurales.
Il faudra également accorder une attention particulière aux migrants âgés et aux personnes déplacées à l'intérieur d'un pays en raison de situation de guerre ou de catastrophe naturelle.
La promotion de la santé et du bien-être des personnes âgées passe, en premier lieu, par l'élaboration des politiques de prévention des troubles liés à l'âge, et au développement de service de soins de santé de longue durée. Toutefois, dans de nombreux pays, il s'agirait d'abord de garantir aux plus âgés l'accès à une alimentation suffisante. Chacun de ces objectifs est accompagné d'un certain nombre d'actions à mener pour l'atteindre.
Par exemple, pour réduire les facteurs augmentant les risques de maladie et de dépendance aux âges élevés, l'ONU propose de donner la priorité aux politiques d'éradication de la pauvreté, d'identifier les facteurs qui augmentent le risque de dépendance et de développer des politiques de lutte contre l'alcoolisme et le tabagisme dès le plus jeune âge…
Il s'agit de favoriser le maintien des personnes âgées dans leur environnement habituel, d'où une adaptation de l'offre de logements, et le développement des services et des transports publics. la lutte contre la maltraitance nécessite aussi un véritable de travail sur l'image des seniors véhiculée dans la société.
Agevillage
mis à jour le 13/02/2007
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