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L'exercice de la médecine libérale française - Etude DREES

Premiers résultats d’un panel dans cinq régions françaises

En 2006, la DREES a sollicité la Fédération nationale des observatoires régionaux de la santé (FNORS) dans le but d'étudier les pratiques et des conditions d’exercice en médecine générale. La collecte a débuté officiellement en mars 2007 grâce au concours des observatoires régionaux de la santé (ORS) et des unions régionales de médecins libéraux (URML) et en partenariat avec les unions régionales des caisses d’assurance maladie (URCAM) de cinq régions : Basse-Normandie, Bourgogne, Bretagne, Pays de la Loire et Provence - Alpes - Côte d’Azur (PACA). Ces régions ont été choisies en raison de leurs  caractéristiques contrastées en termes de populations, de médecins, de densités médicales et de caractéristiques sociodémographiques (taille de la population, degré d’urbanisation, part de la population âgée).

Le questionnaire permettait de renseigner l’environnement professionnel, les pratiques, les conditions de travail et la rémunération
les prescriptions, l’environnement familial du médecin.
personnes à charge et revenus.

Les médecins généralistes libéraux déclarent des durées de travail hebdomadaires comprises entre 55 et 59 heures, gardes et astreintes comprises, selon les régions du panel. Les activités en dehors du cabinet médical sont plus fréquentes dans les régions les plus rurales. Pour ceux qui exercent en groupe, pratique plus fréquente chez les jeunes médecins, cette durée moyenne est inférieure de deux à quatre heures. Au total, un praticien sur deux se déclare désireux de réduire sa durée de travail hebdomadaire, d’un volume de 12 heures environ.

Paradoxalement, la quantité d’actes réalisés est proportionnelle au sentiment de satisfaction. Un médecin effectuant plus de 120 actes par semaine a une opinion nettement plus favorable de son activité professionnellequ’un médecin réalisant moins de 80 actes par semaine.

Les recommandations de bonnes pratiques constituent le premier outil d’aide à la prescription et à la prise en charge des patients. L’utilisation de sites Internet comme source de connaissance est plus marginal dans la pratique des médecins, alors que le taux d’équipement informatique est élevé : 85 % des médecins disposent d’un ordinateur à leur cabinet. Globalement, trois médecins sur quatre déclarent être satisfaits de leur activité professionnelle. Cette satisfaction décroît notamment avec l’âge et la durée de travail, elle augmente avec le volume d’activité et l’exercice en secteur 2.

Une augmentation de la part des patients âgés de 60 à 69 ans tend à réduire la satisfaction des médecins tandis que l’augmentation de la part des patients âgés de 70 ans ou plus l’accroît. Comme évoqué plus haut à propos de la durée de travail, la tranche d’âge 60-69 ans est celle pour laquelle les attentes et les demandes des patients peuvent s’avérer être les plus lourdes et difficiles pour les médecins. En effet, la réalisation de nombreux actes diagnostiques, nécessaires au moment de l’induction des traitements des maladies chroniques, tend à constituer une prise en charge complexe. C’est peutêtre aussi un âge où l’échec des traitements, tout en étant déjà relativement fréquent, reste néanmoins très peu accepté par le patient et le médecin.
Ce dernier semblerait en tout cas trouver la charge émotionnelle liée à ce type de patientèle bien lourde à supporter.

Lire l'étude DRESS, n°610, novembre 2007, Exercice de la médecine générale libérale

 


FG
mis à jour le 11/12/2007

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