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Des sex toys en maison de retraite ?

Pourquoi pas ?


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L'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, l’Ehpad Les Capucines à Civray dans la Vienne, accueille 120 résidents en hébergement permanent dont 14 au sein d’une unité spécifique Alzheimer. Depuis 2007, la direction a choisi  la philosophie de l’Humanitude comme fil conducteur de son projet d’établissement. Les formations ont permis aux professionnels d’entamer un processus d’évolution et d’ouverture de l’état d’esprit général.
Ainsi ose-t-on aborder la question de la sexualité des résidents qui se révèle parfois au détour de transmissions génées entre collègues,  de gestes jugés déplacés.
Mais concrètement, comment accompagner un résident qui exprime très clairement son besoin ?


En 2009, une résidente âgée de 99 ans de l'unité Alzheimer présentait une appétence sexuelle, qui aurait pu être jugée à l’époque au-delà de la moyenne, si tant est que les professionnels aient une idée claire de la sexualité des personnes âgées.
Cette dame n’ayant plus de partenaire pour assouvir ses désirs, avait recours à une utilisation d’ustensiles mettant sa santé en danger (ex : brosse à cheveux …). La gestion de cette situation était devenue urgente. Les professionnels tout naturellement ont abordé en équipe l’utilisation d’un sex toy. Si l’idée paraissait simple à mettre en place pour les équipes, en faire l’acquisition n’était pas si évidente.
 
Acheter un sex toys ?
Le cadre de santé a rencontré le mandataire chargé de la protection des biens et de la personne de la résidente. La tutrice dotée d’une grande ouverture d’esprit avait bien saisi les enjeux de cet achat devenu indispensable pour le bien-être de sa protégée. L’achat réalisé, la résidente a fait usage du sex toy qu’elle avait surnommé Popol et qu’elle cachait dans une boite de chocolat. Quelle idée saugrenue de le cacher dans cette écrin de friandises !  

Le tabou de la sexualité d'un proche âgé
Par une belle journée, la résidente a voulu offrir un chocolat à son neveu. Quelle ne fut pas la surprise de ce monsieur ! Les agents se sont heurtés à ses a priori, choqué par cette découverte : « les personnes âgées n’ont pas de sexualité et surtout sa tante, que se passait-il dans cet Ehpad ?? ».
Les deux soignantes lui ont expliqué que sa tante se mettait en danger et qu’il fallait trouver une solution. Après échange, le neveu a été plus compréhensif.
Même si la résidente, comme elle le disait si bien au personnel, aurait préféré un beau jeune homme, Popol lui a tenu compagnie jusqu’à la fin de sa vie.

Réflexions, paroles, personnalisation
Cette expérience a permis au personnel de réfléchir et d’aborder la sexualité des personnes âgées accueillies en Ehpad sans tabou. Pour respecter l’intimité des résidents en couple, le personnel a créé une étiquette de porte "ne pas déranger" que les résidents utilisent aujourd'hui. La réflexion en équipe pluridisciplinaire a abouti à la création d’un guide sur la sexualité des personnes âgées.

Pour en savoir plus :
EHPAD Les Capucines
16 avenue Jean Jaurès
86400 Civray
Tél : 0549870291
maisonderetraite.civray@wanadoo.fr
www.ehpadlescapucines.fr


mis à jour le



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Vos réactions

LA REDACTION

08/11/2016 16:11

La réponse de la rédaction


Bonjour Galaand,
L'article a été rédigé par Annie de Vivie, fondatrice d'Agevillage et directrice de rédaction, à partir de propos recueillis auprès du personnel de l'Ehpad Les Capucines ainsi que d'observations faites sur le terrain.



LA REDACTION

08/11/2016 16:11

La réponse de la rédaction


Bonjour Galaand,
L'article a été rédigé par Annie de Vivie, fondatrice d'Agevillage et directrice de rédaction, à partir de propos recueillis auprès du personnel de l'Ehpad Les Capucines ainsi que d'observations faites sur le terrain.



Galaad

08/11/2016 16:11

Demande d'information


Bonjour, Actuellement étudiant en troisième année d'étude infirmier, je souhaite orienter mon sujet de fin d'étude sur la sexualité des personnes âgées en institution. J'ai particulière apprécier le contenu de l'article et félicite cet établissement dans la gestion de cette prise en soins. Je souhaiterai savoir si l'auteur de l'article est Madame Marie de Hennezel où si le contenu de l'article provient une diffusion d'un contenu libre. Vous remerciant de votre temps. Mes salutations.



MADO

07/02/2016 11:02


bravo pour votre initiative, dans l'acte sexuel y aurait-il comme une mémoire archaïque de la fusion ovule/sperme initiale de vie? mémoire prégnante dans le frôlement de mort en fin de vie?




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