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Exonérations d'impôts : le coup de pouce de la loi de finances pour des retraités au pouvoir d'achat toujours faible


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Pas de taxe d’habitation, ni de redevance : cette année encore, les personnes de condition modeste âges de plus de 60 ans ou veuves, quel que soit leur âge, sont exonérées. C’est ce que prévoit le projet de loi de finances rectificative pour 2014 adopté le 18 juin par la commission des finances de l’Assemblée nationale. A revenu stable et à situation inchangée, un certain nombre de ces Français aurait en effet pu devenir imposable du fait des nouvelles mesures fiscales. Le texte doit encore être examiné à l’Assemblée du 23 au 25 juin.

Les bénéficiaires de ce coup de pouce de Bercy se trouvent très probablement sur la carte présentée le 17 juin par la ministre de la Ville, Najat Vallaud-Belkacem. Ses services ont dressé la liste des 1 300 quartiers prioritaires de la politique de la ville qui bénéficieront, pendant 6 ans de crédits spécifiques. Des quartiers repérés partout dans l’Hexagone : Coutances, Beaune, Joigny, Dinan, Issoudun, Porto-Vecchio, Sochaux, Arpajon, La Ferté-sous-Jouarre, Villeparisis, le Bourget, Herblay, Guéret, Uzès, Pont-à-Mousson, Pamiers, Saint-Gaudens… la carte de l’Outre-mer sera connue à la rentrée.

Quelle est, dans ces quartiers, la proportion de retraités ? La question peut se poser lorsque l’on s’attarde sur le dernier ouvrage de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES). Selon Les retraités et les retraites, fin 2012, les 15.5 millions de retraités français percevaient une pension moyenne de 1 288 euros par mois.

Parmi les enseignements de cette nouvelle édition, les effectifs continuent de croître mais à un rythme qui ralentit. Entre 2006 et 2010, la France comptait 360 000 retraités supplémentaires chaque année. Ils ont été 225 000 en 2012. La pension moyenne augmente légèrement, en hausse de 2.6% par rapport à 2011 (soit +1.3% en euros constants). Enfin l’écart entre ce que perçoivent les hommes et les femmes qui avait tendance à se réduire du fait de l’arrivée constante de générations de femmes ayant augmenté taux d’activité et salaire. Une tendance qui a légèrement marqué le pas en 2012, se creusant même légèrement : 1654 euros en moyenne pour les hommes contre 951 euros pour les femmes. Un phénomène passager selon les statisticiens de la DREES qui prévoient de nouvelles diminutions de cet écart dans les années à venir.


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