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Dépendance day de Caroline Vié chez Jean-Claude Lattès : humour et Alzheimer de mère en fille


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Dépendance day

"A ma mère que j'ai enfermée.
A ma fille qui m'enfermera."

En deux lignes, le ton est donné.

Caroline Vié décrit et décrypte avec un style rythmé et enlevé cette épée de Damoclès nommée Alzheimer qui plane sur les femmes de sa famille.

Dénis, refus, vantardises, fantaisies, fulgurances ("Moins seule avec ses pensées qu'avec ses amis"), orgueil, alcool, folie, amours, maltraitances, père assisté qui devient un héros du quotiden, ton paternaliste des médecins puis des notaires, et ces deuils (3 parents en cinq mois)...
Directe, tranchée, l'auteur ne nous épargne pas. 

Elle se confronte et nous confronte à "Alzheimerland", de mère en fille. Elle mobilise l'humour pour ne pas sombrer car la maladie n'épargnera personne.

Vous êtes "une guerrière, pas une serpillère" Madame Vié.

"Dépendance day"
de Caroline Vié
EUR 17,00
Broché: 150 pages
Editeur : JC Lattès (4 février 2015)
Collection : Littérature française
Pour commander en ligne "Dépendance day"


mis à jour le



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Vos réactions

maref

16/03/2015 15:03

FAUX


Bonjour, Votre résumé sur le roman (que je n’ai pas lu) Dépendance Day de Caroline Viè m’a stupéfiée et profondément choquée. Je ne sais si c’est vous qui avez interprété la lecture, si c’est l’auteure ou simplement une vraie fiction. Pour justifier ma critique, je vous résume mes six années passées ainsi que vous ne croyiez pas que je parle sans aucune connaissance de cause. Nous nous sommes occupés de ma maman qui avait la maladie d’Alzheimer trois ans avec tout ce que cela implique (sans aucune aide) et ensuite nous l’avons placée dans une unité EHPAD Nicole Poirier ou elle a séjourné trois ans. Elle était complètement dans un autre univers, mais toujours douce. Nous allions la voir tous les trois jours, trois heures pendant ces trois années. Elle est décédée le 10/11/2014. Ensuite le père de mon mari dans la dernière année de vie de ma maman ou elle était mourante a aussi eu cette maladie mentale. C’était un autre problème, car il avait une carrure et une violence inouïe. Il a blessé quelques soignantes. Il est décédé le 16/02/2015. ROMAN : Elle se confronte et nous confronte à "Alzheimerland", de mère en fille. Elle mobilise l'humour pour ne pas sombrer car la maladie n'épargnera personne. Dans ce cas, à la moindre suspicion je me suiciderais tout de suite pour ne pas faire subir à mes enfants ce que nous avons enduré mon mari et moi. Bon cela ne ma choque pas plus que cela, bien que rien ne démontre que c’est génétique. Ma grand-mère est morte à 85 ans en ayant toute sa tête. Ce qui m’a le plus choqué c’est « La menace qui s‘abat de nouveau, sur sa mère cette fois, qu’il va falloir placer dans ces endroits inhumains où sont regroupés ceux (ce sont des êtres humains) dont on ne sait plus quoi faire. » D’abord personne n’oblige à placer les malades d’Alzheimer dans des structures spéciales. Ensuite ces endroits comme il est dit ici ne sont pas tous inhumains (vous auriez du le souligner), au contraire, pas d’hypocrisie, de la gentillesse, de la douceur et une grande dévotion de la part des soignants. C’est maltraiter et rabaisser les soignants que de dire une telle chose. Voilà la lettre que j’ai laissée à tout le personnel qui s’est occupé de ma maman dans ses dernières années : La première fois que nous avons laissé ma maman à l’EPHAD ? ça a été un véritable déchirement. Comment pouvions-nous la laisser dans un autre environnement, si éloigné du nôtre ! Et puis assez rapidement grâce à vous, ce qui nous paraissait intolérable est devenu acceptable pour finir par être souhaitable. En soignant maman, en s’occupant d’elle avec attention, vous lui avez permis de se sentir chez elle et cet univers si particulier qu’est l’unité Carpe Diem est un peu devenu le nôtre aussi. Alors merci pour tous vos soins attentifs, on pourrait dire que c’est normal, que c’est votre travail. Mais pour ma maman, vous êtes allés bien au-delà du soin, grâce à la chaleur humaine que vous avez partagée avec elle, vous êtes devenues sa seconde voire sa première famille, son foyer. Merci de m’avoir permis d’être là pendant ses derniers moments. Cela m’a apporté un très grand soulagement : elle s’est éteinte paisiblement « chez elle ». Pour tout ça, du fond du cœur, un grand merci pour elle et pour nous. Sans oublier l’équipe de nuit qui a été formidable et d’un réconfort conséquent durant ces deux nuits de veille. Je voulais vous faire part de mon indignation et dois-je lire ce roman ?????




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