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En maison de retraite, respirer l'air intérieur rend malade, révèle l'Inserm


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Le European respiratory journal vient de publier les résultats de la première étude européenne sur la qualité de l'air en maison de retraite.

Pour réaliser l'étude, des chercheurs ont analysé l'air intérieur de la salle commune de 50 maisons de retraite implantées dans 7 pays européens (France, Belgique, Italie, Grèce, Pologne, Danemark et Suède). Ils y ont détecté plusieurs polluants : dioxyde d’azote (NO2), ozone (O3), dioxyde de carbone (CO2), formaldéhyde, particules fines de moins de 10 micromètres (PM10), particules ultrafines dont le diamètre est inférieur à 0,1 micromètre.

Ces substances toxiques sont émises par les matériaux de construction, le chauffage, les produits d'entretien... en maison de retraite comme ailleurs. Et si les mesures ne révèlent pas des taux particulièrement élevés, pas plus importants en tous cas que dans les habitations individuelles, la fragilité des personnes âgées pourrait imposer une baisse des taux acceptables. Ces substances sont en effet responsables de maladies respiratoires, broncopneumopathies chroniques obstructives notamment.

Les auteurs de l'étude proposent la création d'un label européen qui garantirait la qualité et le caractère non toxique des produits d'entretien utilisés en maisons de retraite. C'est un premier pas...


mis à jour le



LES LIENS UTILES

INSERM : Institut national de la santé et de la recherche médicale

Créé en 1964, l'Institut national de la santé et de la recherche médicale est un établissement public à caractère scientifique et technologique, placé sous la double tutelle du ministère de la Santé et du ministère de la Recherche.



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Libellule

17/03/2015 09:03

Prendre l'air


Plus que la toxicologie des produits d'entretien ce qui rend malade c'est de vivre sous cloche comme un "légume de serre" et quelque soit le standing de la maison. La plupart des résidents ne sont jamais sortis par le personnel ou si peu et ne connaissent des jardins et espaces verts qu'on leur promettait lors de l'entrée qu'une image entrevue derrière les vitres et quand les familles sortent leurs parent c'est souvent pour enliser les fauteuils et déambulateurs dans les allées gravillonnées et autres obstacles de la route et de la ville car la France ne pense pas beaucoup à ses handicapés et personnes âgées (préfère les cacher). Là est pour moi le vrai problème et c'est celui-ci qui déprime avant de rendre malade physiquement. C'est plus facile de surveiller et "gérer" des personnes qui ne bougent pas de leur fauteuil que d'organiser par petits groupes des sorties régulières qui pourtant font partie de la qualité des soins et de la bientraitance et redonnent le plaisir de respirer la vie.




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