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Augmentation du prix des médicaments (jusque + 30%) et franchises médicales : réactions

Depuis début 2008, une dizaine de médicaments ne sont plus remboursés par la sécurité sociale. Tous les veinotoniques pour les jambes lourdes, et certains antitussifs dont le service médical rendu est jugé insuffisant.
Certains voient leur prix flamber.

La fédération des syndicats pharmaceutiques de France présente les prix catalogues 2008.
Chez le laboratoire Servier, le Daflon a augmenté de 33% et l'antitussif déremboursé "Pneumorel" a augmenté de 294% (de 0,88 à 3,47 euros) pour la forme en sirop et de 64% pour les comprimés. Le laboratoire Servier argumente un rattrapage nécessaire aux vues des blocages de prix et des seuils de rentabilité.

Les entreprises du médicaments (LEEM) argumentent que le consommateur va faire jouer la concurrence entre plusieurs officines. La fédération des syndicats pharmaceutiques de France encourage ses adhérents à ne pas augmenter leurs marges afin de modérer l'impact des augmentations.

De son côté l'association de défense des consommateurs "UFC-Que choisir" part en guerre contre les laboratoires responsables "de la dérive des prescriptions de ville". L'association demande au ministère de la santé de mettre en place un corps de visiteurs médicaux publics dépendants de la Haute Autorité de Santé (HAS) pour l'accompagnement et la formation des médecins.

Par ailleurs, pour interpeller les pouvoirs publics contre les franchises médicales, quatres malades chroniques (Sida, diabète)  ont décidé de lever leurs traitement.

Depuis le 1er janvier, les assurés sociaux doivent payer de leur poche 50 centimes par boîte de médicament et par acte paramédical, et deux euros par transport sanitaire. Ces franchises, plafonnées à 50 euros par an et par assuré social, s'ajoutent notamment au forfait d'un euro sur chaque consultation ou acte médical déjà à la charge des assurés sociaux depuis 2004, dont le plafond est aussi de 50 euros par an.

Deux pétitions contre les franchises avaient recueilli dimanche matin près de 300.000 signatures au total, selon des organisations à l'origine de ces initiatives, la CGT-retraités et un "Collectif national contre les franchises" réunissant professionnels de la santé, partis, syndicats et associations.

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a demandé vendredi à ces patients de cesser ces "grèves des soins": "Je veux dire à ces quatre malades qui ont décidé de ne pas se soigner qu'il ne faut pas qu'ils jouent avec leur santé", a-t-elle déclaré.


FG
mis à jour le 21/01/2008

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