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Les syndicats craignent que ce coup de pouce au minimum vieillesse ne soit accompagné d'aucune mesure pour les autres petites retraites, qui souvent, a souligné la CFDT, sont "inférieures au Smic".
Des revalorisations successives du minimum vieillesse pourraient conduire ses bénéficiaires, le plus souvent des personnes n'ayant pas effectué des carrières complètes, à percevoir davantage que d'autres ayant suffisamment cotisé.
"Il n'y a pas que le minimum vieillesse, il y a aussi le minimum contributif", a souligné Jean-Claude Mailly (FO).
Dans un entretien aux Echos, mercredi 6 février, la présidente de la CNAV (Caisse nationale d'assurance vieillesse), Danièle Karniewicz (CGC), se demande qui va payer la hausse des petites pensions. "Revaloriser les petites retraites, c'est bien, mais qui paie ? A mon sens, ce n'est pas aux régimes de retraite d'assumer une dépense qui représente de l'ordre de 2,5 milliards d'euros", met-elle en garde.
La Fnath (fédération des "accidentés de la vie") a réagi mercredi à la hausse de 5% du minimum vieillesse proposée par le Premier ministre François Fillon pour 2008, en lui rappelant "que les mêmes promesses avaient été faites pour l'allocation aux adultes handicapés dont le montant actuel place ses bénéficiaires sous le seuil de pauvreté.
Au 1er janvier 2008, la revalorisation n'a été que de 1,1%", ajoute la Fnath. "Pouvoir d'achat: vaut-il mieux être vieux que handicapé ?", interroge la Fnath, qui revendique près de 200.000 adhérents, dans son communiqué.
FG
mis à jour le 11/02/2008