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Maltraitance
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Valérie Létard a lancé le nouveau dispositif de lutte contre la maltraitance le 5 février 2008. Le 3977 est désormais le n° d'appel national pour les signalements de maltraitance à l'égard des personnes âgées et des personnes handicapées. La plateforme téléphonique est opérationnelle. La secrétaire d'Etat l'a visitée ce 5 février.
Jusqu'à présent, deux numéros d'écoute étaient respectivement gérés par les associations Alma et Afbah. 36 département restaient à couvrir. En province les appels n'étaient accueillis que deux demi-journées par semaine. C'est toutefois en s'appuyant largement sur l'action menée depuis plusieurs années par les deux associations que le dispositif a été mis en place.
Aujourd'hui le 3977, n° unique et simple à retenir, est opérationnel dans 58 départements, du lundi au vendredi de 9h à 19. Lire notre article
Sur la plateforme, une dame âgée appelle, elle ne supporte plus les "vexations" de ses voisins. Une autre dénonce les négligences et manques de soins dans la maison de retraite où séjourne sa mère, souffrant de la maladie d'Alzheimer. "On prend tout, les angoisses aussi, nous sommes l'élément manquant, et par téléphone les gens osent tout dire", affirme Sandra Sapio, psychologue. "Une personne de 86 ans s'est plainte d'être restée aux Urgences à l'hôpital sans être écoutée", raconte Christine, étudiante en droit qui consacre quatre heures par semaine bénévolement à "Alma-Paris", l'antenne parisienne.
Les écoutantes sont à l'écoute, toujours en binôme, l'une dialogue avec l'appelant, l'autre cherche des adresses à transmettre, des solutions à proposer. La conversation peut durer dix minutes ou presque une heure, le temps ne compte pas."La maltraitance est difficile à vivre, on ne la formule pas toujours la première fois. Il a fallu plusieurs appels pour qu'une dame ose dire +mon fils me maltraite+", disent-elles. Il faut déceler ce qui ressort de la vraie maltraitance ou de la souffrance, souvent due à l'isolement, un thème "récurrent". Alma-Paris reçoit environ 1.000 appels par an, dont une centaine sont des cas de maltraitance avérée.
Les deux tiers des dossiers traités en 2006 concernent les matraitances à domicile où l'on distingue maltraitance psychologique, financière aussi, ou bien physique. Sur les 13.600 appels pazrvenus en 2006 sur les 2 numéros d'appels existant la moitié concernait bien des cas de maltraitance.
Une équipe de professionnels, salariés ou bénévoles est à l'écoute au 3977. Le premier "écoutant", au niveau national, est un salarié permanent, psychologue ou travailleur social, qui traite tout de suite des cas urgents (violences intra-familiales, urgence médicale ...), puis oriente vers la plate-forme départementale.
Au niveau départemental, 600 bénévoles, choisis pour leur compétence, reprennent contact avec les personnes, et traitent les problèmes en commun avec des "référents", juristes, médecins, gérontologues, psychologues, également bénévoles. Déjà important cet effectif a pourtant besoin de grandir. Valérie Létard a lancé également un appel au bénévolat.
Lorsque c'est un témoin qui appelle, les "écoutants" tentent aussi de les "responsabiliser". "Mais les situations sont souvent très complexes, il faut parfois plusieurs mois pour les résoudre, comme dans ce cas, dévoilé par une religieuse, d'une vieille dame maltraitée et abusée financièrement par sa gouvernante. Toute l'équipe s'y est mis, pour parvenir à un placement sous tutelle, avec recours à un service de soins à domicile."
FG
mis à jour le 11/02/2008