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Le sommeil


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Sommeil personne âgéePour vous aider au quotidien, que vous soyez la personne malade ou l’un de ses proches, ces conseils pratiques du Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie sont faits pour vous.  
 

Quelques repères 

Le sommeil se définit par « une personne en situation de repos complet, endormie pour quelques minutes jusqu’à quelques heures, par jour ou par nuit »[1].
 
Tout d’abord, nous pouvons distinguer deux notions :
 
Le rythme des périodes de sommeil et de veille : au cours des âges, ces rythmes se modifient. Après 65 ans, il évolue avec des nuits plus courtes, des réveils plus fréquents, un sommeil fractionné sur la journée. Il devient instable et les périodes de réveil sont de plus en plus fréquentes la nuit. Les quantités de sommeil pendant la journée augmentent, au détriment de la durée du sommeil pendant la nuit.
 
Les troubles du sommeil apparaissent fréquemment chez les personnes atteintes de maladies chroniques ou de maladies graves, chez les personnes âgées ou dépendantes. Ils peuvent relever de : 
  • l’insomnie « correspondant à un mauvais sommeil nocturne caractérisé essentiellement par des difficultés d’endormissement, de maintien du sommeil ou une sensation de sommeil non réparateur » [2] ;
  • troubles de la respiration, comme l’apnée du sommeil ;
  • hypersomnies de tous types, comme la narcolepsie ;
  • pathologies du cycle phase d’éveil – phase de sommeil  ;
  • la parasomnie, tels que les éveils confusionnels, le somnambulisme, les terreurs nocturnes,etc.
 
Les troubles du sommeil sont principalement causés par l’anxiété ou les apnées du sommeil. Ils peuvent être amplifiés par : 
  • certains symptômes – douleurs, gênes respiratoires, confusion, incontinence ou besoins fréquents d’uriner ;
  • certains médicaments, tels que les corticostéroïdes appelés cortisone ;
  • certaines substances – caféine, théine, alcool, drogues, etc.
Le sommeil renforce le système immunitaire. En cas de maladies chroniques ou graves, il est donc primordial de veiller à la qualité du sommeil de la personne malade. Repérer les troubles du sommeil peut permettre de les améliorer, voire d’atténuer leurs effets.
 
L’ensemble de ces conseils peuvent être également utiles pour l’entourage afin d’éviter l’épuisement que peut provoquer l’accompagnement de la personne malade.
 

L’importance d’en parler avec le médecin et/ou à un professionnel de santé 

Le sommeil de la personne malade ou de l’aidant peut être altéré par différentes causes. Il est donc essentiel d’en parler avec le médecin. Il peut alors prescrire un traitement adapté. Pour les personnes âgées notamment, la prescription de somnifères est souvent contre-indiquée car ils peuvent provoquer des effets néfastes, comme des chutes et des troubles de la mémoire.
 
Un soutien psychologique peut vous être proposé, ainsi que des techniques de relaxation, de sophrologie, de yoga, d’acupuncture ou encore d’art-thérapie.
 
Si vous et votre proche repérez une altération de la qualité du sommeil, n’hésitez pas à en faire part également aux intervenants du domicile - infirmière, aide-soignante, kinésithérapeute, etc.
 
Pour éviter l’épuisement de l’aidant, des dispositifs et des relais peuvent être sollicités par une assistante sociale, tels que des garde-malades, auxiliaires de vie, bénévoles, etc.
 

Quelques conseils lorsque la personne dort de moins en moins

A l’inverse, la personne malade peut dormir par moment de moins en moins, et surtout  de moins en moins bien. Voici quelques conseils pour aider votre proche à améliorer son sommeil : 
  • Mettre en place une hygiène de vie adaptée : en éliminant les aliments lourds avant le coucher et en évitant les boissons riches en caféine ou en théine après 14h. L’alcool est aussi à éviter car, même s’il accélère l’endormissement dans un premier temps, il perturbe le sommeil après coup, voire provoque des insomnies.

  • Favoriser un environnement calme avant de dormir : en diminuant le bruit et en évitant toute forme d’activité le soir, comme regarder la télévision, lire un livre, etc.

  • Privilégier les aliments facilitant l’endormissement : en buvant de la tisane de tilleul, de verveine et de camomille, aux vertus soporifiques. Boire du lait chaud un peu avant le coucher facilite aussi le sommeil, grâce à ses effets apaisants. Il peut être agrémenté d’une cuillère de miel.

  • Consommer le soir des glucides lents - pâtes complètes, riz complet ou riz thaï, pain complet et autres aliments riches en amidon - favorise la production des hormones du sommeil. Le cabillaud, la morue, les fromages à pâtes cuites sont aussi des aliments qui peuvent être servis lors du repas du soir.

  • Proposer de recourir aux médecines alternatives ; relaxation, sophrologie, acupuncture - peut faciliter l’endormissement.
 

Quelques conseils lorsque la personne malade dort de plus en plus

La personne malade peut passer de plus en plus de temps à dormir. Durant la maladie, la personne peut avoir, par moment, un besoin plus important de se reposer ou de dormir. Pour l’entourage, il n’est pas toujours évident de voir son proche endormi. Il est toutefois important de respecter ces temps de sommeil.
 
Voici quelques conseils pour aider votre proche à améliorer son sommeil et garder également une relation avec lui, même s’il dort beaucoup : 
  • Prendre le temps de l’approcher : il est important de le laisser se reposer quand il en ressent le besoin. Pendant son sommeil, vous pouvez néanmoins, lui parler, le toucher, le masser, doucement si votre proche apprécie le contact. Vous pouvez également lui faire écouter la musique qu’il aime. Bien que votre proche ne vous réponde pas, il peut entendre. Vos attentions contribueront à l’apaiser.

  • Adapter son environnement : son endormissement prolongé peut être atténué grâce à un environnement adapté de la chambre - lumière de veille, collation avant le coucher, musique relaxante, de façon à ce que chacun trouve ce qui lui correspond le mieux.

  • Proposer une activité adaptée : en fonction de son état et de ses envies, la pratique d’une activité physique adaptée ou d’une activité intellectuelle dans la journée peut favoriser l’endormissement et améliorer la qualité de son sommeil. Moins il y aura de phases de sommeil répétées dans la journée, plus le sommeil sera de meilleure qualité le soir.

Sources :
[1] Dictionnaire des concepts en soins infirmiers, éditions Sétès, 2ème édition, Christine Paillard, 2015, p. 393
[2] Ibid, p. 394

A lire aussi :
Notre dossier sur le sommeil réparateur


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