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A Bruges, les malades d'Alzheimer sont des habitants comme les autres


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BrugesOn connaissait Bruges pour son architecture pleine de charme et ses canaux, mais la cité flamande possède une autre qualité qui la rend exceptionnelle : ici, les commerçants du centre-ville, la police, les organisations culturelles sont formées pour  mieux communiquer avec les personnes souffrant de troubles cognitifs… et ainsi leur permettre de continuer à vivre aussi normalement que possible.

Nico a 81 ans. « Il a oublié beaucoup de chose, mais s’il y a bien un mot dont il se souvient, c’est journal », le taquine Elena, sa femme. Alors, tous les jours, Nico continue à aller acheter son journal, seul. Il se trompe un peu dans les jours, a du mal à trouver les bonnes pièces de monnaie… mais la commerçante sait comment l’aider, comment communiquer avec lui pour que cet acte de la vie courante se déroule bien.

A Bruges, 2000 des 116 000 habitants sont atteints de troubles cognitifs. Deux tiers d’entre eux vivent chez eux. Une situation rendue possible grâce au programme initié en 2010 par Foton, une initiative associative dont l’objectif est d’aider les malades et leurs familles, mais aussi de changer la perception du public sur les troubles cognitifs.

Mobiliser les commerçants, les organisations culturelles, les policiers...

Foton a ainsi ouvert un centre d’expertise sur le sujet, un centre de documentation, organise des rencontres entre malades, a monté une chorale… mais surtout, travaille à rendre toute la ville de Bruges « dementia friendly », « amie de la démence », inclusive en somme.

« Nous nous sommes d’abord rapprochés des organisations médico-sociales, puis des services de santé, et dans un troisième temps des commerçants, des écoles, des organisations culturelles, de la police…  Nous essayons d’infiltrer toute la ville petit à petit ! », sourit Bart Deltour, à l’origine du projet.

Concrètement, les structures qui le souhaitaient ont été formées par Foton pour apprendre comment aider une personne souffrant de troubles cognitifs.

Un mouchoir noué pour aider à se souvenir

Photo autocollant dementia friendlySur leur vitrine, les commerçants participants (marchands de journaux, hôtels, restaurants, coiffeur, pharmacies…) ont apposé le logo du projet. Il représente un nœud à un mouchoir, celui que l’on fait pour se souvenir.

Les gardiens de la paix sont capables de repérer et d’aider les personnes qui semblent désorientées.

Et 7000 brochures, donnant des pistes pour mieux communiquer avec les malades, ont été distribuées.

Aujourd’hui, une centaine de boutiques du centre arborent le mouchoir noué. L’initiative a été récompensée par un prix du collectif européen Efid, auquel appartient la Fondation Médéric Alzheimer.

A quand un projet similaire en France ?

 




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