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Dossier : la prévention des troubles de l'équilibre (1ère partie)


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Parler de troubles de l’équilibre, c’est évoquer implicitement le risque de chute chez la personne âgée. Il s’agit ici de la prévention d’un événement fréquent au grand âge dont on connaît les conséquences en termes de santé et de perte d’autonomie fonctionnelle.

Bernard PradinesToutefois, le sujet est bien plus vaste, incluant aussi les troubles de la marche ainsi que les interférences entre l’environnement et les capacités de l’individu. Un exemple : un sol glissant ne compromet pas directement les capacités d’équilibration. Pourtant, l’évidence nous indique à quel point une personne âgée sédentaire ne se comportera pas comme un jeune champion de glisse.

L’équilibre et la marche sont des fonctions qui dépendent de nombreux organes exposés à des maladies, à des traumatismes, à l’effet indésirable des médicaments ou simplement au vieillissement qualifié de normal des organes : oreille interne, œil, cerveau, nerfs, os, articulations, tendons, muscles.

Qui plus est, nous avons eu le mauvais goût de nous mettre à marcher sur nos seules pattes postérieures depuis environ 4,5 millions d’années, du moins si l’on en croit les données paléontologiques récentes.

Pire, entre autres modifications notables, nos deux pieds se sont rapprochés pour permettre une marche plus harmonieuse et moins énergivore par rapport à celle des grands singes. De nombreux avantages en ont découlé mais ceci nous a rendus plus vulnérables au déséquilibre.

Prévention seniorExploration de l’équilibre

Devant un trouble de l’équilibre ou une instabilité à la marche, il ne faudra pas s’étonner que le médecin vous pose des questions qui concernent surtout vos systèmes nerveux et cardiovasculaire, vos médicaments, vos os et articulations, vos muscles ou d’autres aspects variés tels que votre vision, votre respiration, votre alimentation et vos activités physiques.

Toujours pour ce propos, il existe des questionnaires spécialisés qui peuvent concerner des domaines aussi différents que les vertiges ou l’anxiété. Enfin, il vous sera demandé si le trouble de l’équilibre est survenu au cours d’un malaise ou d’une syncope.

L’interrogatoire sera complété par des explorations qui peuvent être élémentaires, praticables au cabinet du généraliste et de l’infirmier.

Des tests simples sont représentés par :

  • la recherche d’une hypotension orthostatique : votre tension artérielle systolique (le nombre le plus grand) est mesurée en station debout prolongée pendant plusieurs minutes. 
  • la demande de vous tenir debout sur un pied pendant au moins cinq secondes, 
  • la sollicitation pour vous relever d’une chaise, puis marcher et revenir vous asseoir. Le tout pouvant être chronométré.
  • votre stabilité en position debout, les yeux fermés, les index pointés vers l’avant.
  • votre réaction lors d’une poussée sur le thorax qui pourra témoigner de votre capacité à rétablir l’équilibre. Pas d’inquiétude toutefois, un bras sécurisant retiendrait une chute ainsi provoquée.

Des évaluations basiques peuvent être pratiquées : poids et taille, déformations de votre colonne vertébrale, etc.

D’autres tests requièrent un matériel spécifique qui n’est disponible que chez les spécialistes ou lors de consultations pluridisciplinaires encore trop peu nombreuses dans notre pays :
  • appareils d’évaluation des vertiges.
  • appareils de mesure de vos réactions sur un support dynamique.
  • enregistrement des paramètres de la marche tels que des accéléromètres.

La semaine prochaine, le docteur Pradines reviendra sur les causes des troubles de l’équilibre et donnera des pistes pour les prévenir.


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