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Fin de vie
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Le procureur de la République de Dijon a requis "l'irrecevabilité de la requête" de Chantal Sébire lors de l'audience en référé mercredi devant le président du TGI. Irrecevabilité confirmée lors du verdict lundi 17 mars.
Chantal Sébire est décédée dans la nuit du 19 au 20 mars .
Chantal Sébire, défigurée par une maladie incurable, demandait le droit d'être euthanasiée par un de ses médecins. Le conseiller de Nicolas Sarkozy pour les questions de santé l'avait contacté jeudi pour lui proposer un "nouvel avis médical" donné cette fois par un collège de professionnels.
La justice avait été saisie mercredi 12 mars d'une "demande exceptionnelle mais néanmoins légitime" d'euthanasie de la part d'une mère de famille de 52 ans, Chantal Sébire, défigurée par une maladie orpheline, incurable et évolutive, a-t-on appris auprès de son avocat, Me Gilles Antonowicz. Le président du tribunal de grande instance de Dijon "a mis son jugement en délibéré à lundi 17 mars", a précisé Me Antonowicz, qualifiant cette démarche de "première".
"C'est une première pour le monde judiciaire, mais nous ne demandons que l'application de la loi, celle du 22 avril 2005 sur les droits des malades, dite loi Léonetti", a souligné le conseil de Mme Sébire. Selon lui, "cette loi reconnait le droit aux malades en fin de vie de refuser tout traitement et le droit de soulager leurs souffrances, mais elle ne dit rien lorsque les malades refusent la solution proposée qui est le coma artificiel et la mort au bout de dix à quinze jours".Dati opposée à la légalisation de l'euthanasie
"Nous demandons simplement au magistrat de l'autoriser à s'endormir dans l'affection des siens" et de faire ainsi preuve "d'humanité", a conclu Me Antonowicz. Chantal Sébire avait confié vendredi son dossier à l'Association pour le Droit de mourir dans la dignité (ADMD), dix jours après un appel au secours devant les medias pour "qu'on l'accompagne dignement dans la mort". Cette ancienne professeur des écoles de 52 ans, domiciliée à Plombières-les-Dijon (Côte-d'Or) et mère de trois enfants, a appris en 2002 qu'elle était atteinte d'une "Esthesioneuroblastome", une tumeur évolutive des sinus et de la cavité nasale.
François Fillon a réagi jeudi matin sur RTL à la supplique de Mme Sébire : "C'est une demande qui provoque beaucoup d'émotion. On est aux limites de l'intime. Un texte a été voté il y a deux ans, le juge doit maintenant interpréter ce texte", a déclaré le Premier ministre.
Sur France Inter, la ministre de la justice Rachida Dati s'est, elle, opposée à une loi qui légaliserait l'euthanasie active en France. "Cette dame demande à la justice de pouvoir exonérer de la responsabilité pénale le médecin pour lui administrer une substance létale, pour l'aider à mourir", a dit la ministre. "Ce n'est pas notre droit. Nous avons fondé notre droit, et aussi bien la Convention européenne des droits de l'homme, sur le droit à la vie", a-t-elle jugé.
Le député Jean Léonetti est chargé d'auditer sa loi sur la fin de vie
FG
mis à jour le 20/03/2008
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Vos réactions
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jeanot : Droit à la vie
c'est quoi le droit à la vie? vieux et malade, atrophie corticale postèrieure de type Syndrome de Benson ou Forme visuelle de la M.A double peine pour une femme M.A. et handicapée visuelle (non voyante). Détruite par les médicaments pour la rendre gérable" Effets secondaires, effets indésirables, effets extra-pyramidaux. Aujourd'hui dans son lit qui ressemble plus à une cage dans lequel, après le dégénératif elle est devenue handicapée physique, sur le dos, elle pédale, le buste en mouvement perpétuel , tournant sur son derrière quasiment le jour et sans doute la nuit. Incapable de parler, de se nourrir, de se déplacer, en un mot de VIVRE. Madame DATI, Mr LEONETTI, c'est ça la vie? Ce que vous acceptez pour le cancer, soins palliatifs, Osez pour les maladies dites dégénératives, pour ceux qui sont morts par "anticipation" et qui entrainent leur famille dans des mêmes souffrances insoupçonnables. Le Droit de mourir est tout aussi respectable que le Droit de vivre.
le 17/12/2010 à 14:12
Commentaire modéré par l'administration du site 20/12/2010 à 09:12
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