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Aider les aînés : la vocation de Fabrice Provin est devenue un métier

Au bonheur des vieux


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Offrir une vie meilleure à nos aînés"Offrir une vie meilleure à nos aînés" tel est le titre de l'ouvrage de Fabrice Provin aux éditions Anne Carrière. Il raconte comment la vocation d'un gamin de 10 ans : "aider les personnes âgées à vieillir chez elles en s'occupant de leur quotidien, en les sortant..." est devenue un métier : celui du réseau de franchisés  "l'Age d'Or services". A peine âgé de 20 ans, ce pionnier a fondé son réseau avec ses maigres moyens. En dix ans, il a participé à la naissance des agréments des services d'accompagnement, aux chèques emplois services, à l'encadrement des retours d'hospitalisation, au syndicat des entrepises de services à la personne. Pour pérenniser cette activité, il a souhaité la céder  dix ans plus tard, en 2001 à CNP Assurances.

Trois questions à l'auteur Fabrice Provin.
Pourquoi avoir écrit cet ouvrage, sorte de "mémoires" à 39 ans ?
Fabrice Provin : Anne Carrière a eu vent de mon histoire et a souhaité me rencontrer. Elle a été conquise par mon discours, mon parcours, mon engagement.Ce témoignage encore frais pour moi et écrit à deux mains, avec mon ami Alain Mercuriot, a permis de dévoiler les joies mais aussi les difficultés, bien réelles, que peuvent encore rencontrer des créateurs de projets (démélés avec la profession des taxis, réglementations...)

Quels messages clés souhaitez vous transmettre ?
Fabrice Provin : premièrement que la vieillesse n'est pas tout ce que l'on annonce. Il n'y a pas de fatalité à vieillir isolé, malade, "dépendant". Notre regard sur la vieillesse doit changer.  Deuxièmement, je pense que des solutions faciles sont possibles (sortie, théâtre, intergénération...) même si je ne suis ni naïf, ni obstinément optimiste face aux freins, aux blocages de notre société. Troisièmement : croire en ses idées pour passer outre les embuches, rebondir après des échecs, convaincre les partenaires.
Mon message : reprenez le pouvoir sur votre vie qui avance : marchez, sortez, créez.
Mon nouveau projet est ainsi de créer autour d'un établissement classé que je réhabilite, des petites unités de vie pour malades Alzheimer et leurs aidants.

Vous utilisez abondamment les mots "mes mamies", "mes papis" pour décrire les personnes que vous accompagnez. Ces vieilles personnes ne sont peut-être pas grand-parents. Pourquoi ce vocabulaire ?
Fabrice Provin : il n'y a jamais eu de confusion pour moi. J'ai trop souffert d'entendre des tutoiements systématiques, des personnes appelée "mamies" ou par un prénom qui n'était pas le leur, en maison de retraite notamment. Mon attachement aux personnes accompagnées est sincère. D'où ces noms affectueux, quand je parle d'elles. Mais jamais je n'ai prononcé "mamies" devant elles. Dans la charte de l'Age D'Or Services, il est clairement stipulé  que l'on doit systématiquement et intégralement s'adresser à elles en commençant par monsieur/madame suivi de leur nom de famille. Seulement à leur demande, les personnes  pourront être appelées par leur prénom. Quand j'étais petit, seule "Mamie Juliette" a tenue à être appelée ainsi. Mes vraies grand-mères, je les appelais traditionnellement "mémères".

Offrir une vie meilleure à nos aînés
Le combat d'un pionnier
Fabrice Provin
Editions Anne Carrière
280 pages - 19 euros
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mis à jour le



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