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En Corrèze, covoiturage et monnaie locale vont de pair


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Permettre aux plus isolés de se déplacer, faire vivre l’économie locale et réduire les émissions de gaz à effet de serre : le projet Ecosyst’m, lancé par la commune d’Ayen en Corrèze, remplit ce triple objectif. Les détails de cette action innovante, solidaire et durable avec Marylène Valès, chargée de mission développement durable du village.

En Corrèze, covoiturage et monnaie locale vont de pairAyen, 740 habitants, compte parmi les communes pionnières en matière de développement durable. Le village fait ainsi figure de pilote pour le projet Ecosyst’m, initié par la SNCF et la fédération éponyme.

Le principe ? Proposer un covoiturage de proximité, mais aussi favoriser « la vie sociale, l’entraide et le respect mutuel entre les habitants des zones rurales de moins en moins desservies par les transports collectifs ».

Concrètement, il s’agit de s’inscrire en tant que chauffeur ou passager auprès de la Maison des services au public (MSAP), qui les mettre ensuite en relation en fonction des besoins.

Pour faire part de ces demandes, il suffit de téléphoner à la MSAP.

« Il existe une liste de trajets réguliers, souvent des parcours domicile/travail », explique Marylène Valés. « Mais ce sont surtout les demandes ponctuelles qui sont pourvues ».

Pour se rendre chez le médecin ou aller faire des courses par exemple. « 60 à 70 % des utilisateurs sont des personnes âgées », précise la chargée de projet. « Les trajets ponctuels, sur de courtes distances correspondent à leurs besoins ».

S’il existe des points d’arrêt désignés, la majorité des chauffeurs pousse par ailleurs jusqu’au domicile du passager.

Monnaie locale

En Corrèze, covoiturage et monnaie locale vont de pairL’originalité d’Ecosyst’m réside dans son système de paiement.

Une fois inscrits, les passagers se procurent un carnet de fichets kilométriques, qui leur serviront à payer les trajets. Un carnet de 50 km coûte 3 euros, un carnet de 100 km 6 euros.

Les chauffeurs pourront ensuite échanger ces fichets contre des bons Yaca, la fameuse monnaie locale, à la MSAP. Une monnaie qui pourra ensuite être utilisée chez 22 commerçants de huit communes du bassin de l’Yssandonnais.

Enfin, les commerçants pourront changer les Yaca récoltés en euros, toujours à la Maison des services au public d’Ayen.

Le système permet donc de faire vivre le petit commerce, mais exige en retour des engagements de la part des magasins participants qui doivent rendre trois services, au choix parmi une liste de 12 : proposer un service colis, du wifi, des toilettes ouvertes aux clients, disposer d’un chauffe-biberon…

Le système, lancé en 2014, a rapidement trouvé son public, et aujourd’hui, plus de 1000 km sont parcourus chaque mois.

Il devrait être simplifié dans les mois qui viennent, en proposant de nouveaux bons qui tiendront à la fois lieu de fichets kilométriques et de bons Yaca, pour fluidifier les échanges.




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