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Un aidant sur deux sans recours en cas d'indisponibilité

Inquiétudes


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Une étude auprès des aidants, des médecins, infirmiers et directeurs d'établissements publics pour personnes âgées (*) montre que l'inquiétude grandit concernant l'accompagnement des personnes âgées fragilisées.

sondage odoxa proches aidantsProfil des aidants familiaux dans l'étude
Ceux sont majoritairement des femmes (55%). Un sur deux (49%) a plus de 50 ans. Près d’un aidant sur deux (48%) gagne moins de 2 500 euros par mois. 58% ont un niveau de diplôme inférieur au bac. 58% s’occupent d’un de leurs parents, 18% de leur conjoint(e) et 28% d’une autre personne
Le nombre des proches aidants est très sous-estimé par les médecins. Ils les estiment à 3 millions alors qu'ils sont 8,3 millions souligne l'étude.
Cet écart questionne les relations entre les médecins et les proches aidants qui semblent disparaître derrière leur parent malade, au risque de s'épuiser.

Le vrai souci : la pathologie handicapante et cognitive
Une large majorité des personnes interrogées sont préoccupés par les troubles cognitifs (Alzheimer), et les troubles physiques (mobilité, vue, audition). Ils estiments que les solutions manquent quant aux pathologies cognitives.

7 sur dix se jugent très mal aidés
Près de 9 aidants sur dix (87%) ne bénéficient d’aucun dédommagement ni de rémunération au titre de leur activité d’aidant. 82% ne connaissent pas bien les dispositifs d'accompagnement de la perte d’autonomie et ne savent où s’adresser en cas de besoin

Un sur deux n'a aucun recours en cas d'indisponibilité.
Parmi les aides énoncées, les aidants citent : un autre membre de la famille (53%), une aide à domicile (23%), un accueil de répit en EHPAD (21%), un voisin (19%), un ami (11%), autre (6%).
Les alertes automatiques et télésurveillances sont cités parmi les technologies attendues. 61% utilisent déjà des applications pour rompre l'isolement, suivre les traitement médicaux (piluliers), application e-santé, sécurisation du domicile.

Il y a urgence à soutenir et investir dans les services au grand âge.
Les français et professionnels interrogés insistent pour que l’Etat et/ou la sécurité sociale devraient prévoient un financement spécifique des nouvelles technologies visant à aider au maintien à domicile des personnes âgées ou dépendantes.
Face au reste à charge trop importants, aux manques d'informations sur les aides possibles, aux tensions sur les finances départementales, près d'un français interrogé sur deux (49%) souhaite que la solidarité nationale soit mobilisée par un "5eme risque dédié au financement public de la dépendance et de la vieillesse".

(*) Cabinet Odoxa pour Orange - MNH - FHF (Fédération hospitalière de France) - Ramsay Générale de Santé - Figaro santé et France Inter auprès de 1 002 personnes


mis à jour le



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