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Plus de trois millions de Français seraient concernés par l'incontinence urinaire, dont les causes sont multiples, selon l'Association française d'urologie (AFU), qui organise à partir de lundi 31 mars la 6ème semaine de l'incontinence.
Le site Doctissimo, associé avec la firme Medtronic, a réalisé pendant deux mois une enquête par internet auprès de 756 femmes, où il apparaît que pour près de huit sur dix d'entre elles les fuites urinaires sont "encore taboues". Selon cette enquête, près de 30% des femmes interrogées sont incontinentes depuis plus de 5 ans. Pour elles, ces fuites sont une gêne quotidienne (40%) et 25% les considèrent comme invalidantes ou handicapantes.
Néanmoins une femme sur deux souffrant d'incontinence n'a jamais parlé de ses problèmes avec le médecin. Les solutions sont pourtant d'autant plus efficaces que la prise en charge est précoce. Les incontinences urinaires sont de plusieurs types. L'incontinence urinaire d'effort, causée par une hausse de la pression dans la vessie à laquelle ne résiste pas le sphincter, est une perte involontaire d'urine survenant lors d'un effort musculaire, qui peut être un simple rire, un éternuement ou une toux.
Elle touche 19% des femmes, surtout entre 55 et 59 ans, et 25% des hommes qui ont subi une prostatectomie totale suite à un cancer.
Différentes formes d'incontinence urinaire
L'incontinence par "impériosité", où l'envie d'uriner devient irrépressible, est liée à une hyperactivité de la vessie. Ses capteurs envoient des messages au cerveau amenant à une contraction inappropriée du détrusor, le muscle de la vessie. L'incontinence par "regorgement" est le fait de vessies flasques, du fait d'une pathologie -maladie de Parkinson, adénome... Le vieillissement augmente les risques d'incontinence urinaire, notamment par altération de la paroi de la vessie. En outre l'inversion du cycle de sécrétion de l'hormone antidiurétique peut entraîner chez les personnes âgées une multiplication des envies d'uriner la nuit, voire l'incontinence. Les maladies neurologiques -accidents vasculaires cérébraux, blessures à la moelle épinière, sclérose en plaques- ont fréquemment des conséquences sur la continence.Les solutions ?
Hygiène de vie (limiter la consommation de thé, café, épices, boissons alcoolisées),
Prescriptions médicales pour agir sur la contraction du detrusor ou sur le tonus du sphincter et du périnée,
Rééducation, voire, dans les cas rebelles, traitements chirurgicaux.La 6ème semaine 2008 sur l'incontinence urinaire s'adresse aussi aux enfants. L'énurésie nocturne, qui touche un enfant sur deux entre 3 et 4 ans, un enfant sur dix entre 5 et 10 ans, s'explique par une vessie un peu trop petite, un sommeil profond ou une immaturité de la vessie, qui peut se contracter de manière intempestive.
A l'occasion de cette semaine, l'AFU leur distribue un petit livret en images, "pipi zen, pipi stress, choisis ton camp", pour les inciter à appliquer à l'école des règles d'hygiène et de respect des autres. Une étude menée en 2007 montrait que la moitié des élèves de CM1-CM2 évitaient d'aller aux toilettes du fait notamment de leur mauvaise odeur. Un numéro - 0820 202 502, 0,099 euro HT la minute - sera ouvert les 2 et 3 avril pour permettre de s'informer sur l'incontinence.
En savoir plus sur l'incontinence : www.institut.tena.fr, le leader des produits pour l'incontinence donne la parole aux experts et propose des fiches infos patients
CC
mis à jour le 31/03/2008