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APA : malgré la revalorisation, la Martinique est bonne dernière des départements français

Disparités territoriales


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L’Union régionale des organismes de services à la personne de la Martinique (UROSAP 972) s'était mobilisée pour une revalorisation de l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA à domicile) dans la Collectivité Territoriale de Martinique (CTM).

Cette dernière est passée cet été de 10 € à 13 € de l’heure, bien loin encore des recommandations de la mission du sénateur Labazée sur la tarification des services à la personne qui souhaitait un tarif APA supérieur au tarif horaire nationale de la CNAV (Caisse nationale d'assurance vieillesse) fixé à  20,70 euros par heure d'aide à domicile.

Apa : ayant droitLa Martinique se classe donc en dernière place du classement des montants APA pour l’ensemble des départements en France, alors que la collectivité territoriale aura bientôt la moyenne d’âge la plus élevée de France.

APA et plan d'aides à domicile : disparités territoriales
Interrogée par notre confrère Notre Temps, la
sénatrice Corinne Imbert (LR) de la Charente Maritime est revenu sur ces disparités locales en prenant un exemple.
Si une personne âgée fragilisée a droit à un plan d’aide APA plafonné à 600 € par mois, selon les départements et les services, si le prix de revient de l’heure d’aide s’élève à 25€, elle bénéficiera au maximum de 24 heures d’intervention. Si le service est moins "tarifé", le bénéficiaire aura potentiellement accès à un nombre d'heures plus important.
Mais en contre-partie, le service à domicile (et ses salariés) sera moins rémunéré.
"Dans ce système, compte tenu du plafond de l’APA, si vous rémunérez le service à hauteur de son prix de revient, vous servez moins d’heures à une personne qui est au maximum du plan d’aide. Est-ce juste ? "
Les départements réclament que l'Etat leur verse les montants associés aux allocations individuelles de solidarité comme l'APA, mais aussi le RSA (revenu de solidarité active), la PCH (prestation compensatrice de handicap).
"Mais il faut revoir le système. C’est un vrai travail pour un ministre ou un secrétaire d’Etat chargé des Personnes âgées" estime la sénatrice.


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