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Edito : La grasse journée au grand âge

Du droit de ne rien faire


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Qui n'a Annie de Viviejamais fait de grasse matinée ?

Qui n'a pas choisi un jour de traîner en chemise de nuit ou pyjama, du canapé au fauteuil, du réfrigérateur à la table du salon ?

Et bien il n'est pas si simple, au grand âge, de s'octroyer "une grasse journée" comme me l'expliquait récemment Valérie Eymet, directrice de maison de retraite médicalisée (résidence Massy Villmorin).

Quand les familles s'inquiètent de toute inactivité, quand les intervenants défilent à domicile ou quand l'on vit au diapason de l'organisation d'un établissement d'accueil médicalisé... difficile de défendre le droit de ne rien faire !

Il s'agit certes de s'inquiéter quand la situation s'installe, s'enlise, s'enkyste. Le risque de dépression peut guetter en effet.

Mais attention aussi à la surprotection, la stimulation coûte que coûte, à ces peurs étonnantes qui imposent aux personnes âgées de "faire des choses", d'être actif, coûte que coûte.

On a tous envie de maintenir le lien social avec ces personnes âgées, fragilisées qui risquent de s'isoler (voir les initiatives cette semaine).

Pas facile de trouver l'attitude juste avec son proche.

La Journée nationale des aidants ce 6 octobre est l'occasion d'y réfléchir, de s'informer. Les entreprises se mobilisent de plus en plus pour leurs salariés aidants et des centres de formation destinés aux proches aidants fleurissent (voir en Puy de Dôme). A Rennes le Gérontopôle intègre les plus âgés et leurs aidants dans les projets concrets.  Sans oublier de connaître les gestes de premier secours...

Toute cette énergie... sans oublier de prendre le temps de se demander quand a-t-on récemment décrété une grasse journée pour soi ?


mis à jour le



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