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Maison de retraite - EHPAD : échanger sur la liste préférentielle des médicaments

Eviter la iatrogénie


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Les établissement pour personnes âgées dépendantes sont des lieux de vie collectifs où des équipes soignantes vont prendre soin des résidents handicapés, malades, fragilisés, voire désorientés. Cet accompagnement s'organise en partenariat avec la famille, les proches aidants, qui réalisaient cette aide quotidienne depuis de nombreuses années parfois.
Ceux sont souvent les proches qui organisaient avec la personne âgée, avec son médecin traitant et le pharmacien, la gestion des médicaments.

liste préférentielle médicaments ehpadIatrogénie médicamenteuse
On le sait : les personnes âgées qui se fragilisent vivent avec plusieurs pathologies qui peuvent impliquer la prise d'un nombre important de médicaments. Or au delà de quelques molécules par jour, les effets peuvent être délétères pour les personnes au métabolisme vieillissant, fragilisé.
On parle de iatrogénie médicamenteuse : risque de pertes de mémoire, d'équilibre, de dénutrition (pertes d'appétit, trop grand nombre de médicaments à prendre aux cours des repas) et donc de chute, d'hospitalisation...

Les pouvoirs publics militent pour une organisation optimisée des médicaments, notamment en établissements d'Hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) où chaque résident a traitement, décidé avec son médecin traitant.

Une liste préférentielle des médicaments permet aujourd'hui de répondre aux recommandations des experts par spécialités médicales, de rationnaliser le circuit des médicaments, de limiter les risques d'erreurs, de prévoir les situations d'urgence...

Elle est pilotée par le médecin coordonnateur de la structure en lien avec la direction, les équipes soignantes et les médecins des résidents.

En région, les Omedit (Observatoire du médicament, des dispositifs médicaux et de l'innovation thérapeutique) proposent des listes préférentielles à partir des différents rapports des agences de santé. En Normandie par exemple, la liste comporte 83 molécules réparties en 18 classes pharmacologiques. Elle met en avant les médicaments inappropriés chez les sujets âgé de 75 ans et plus et les recommandations de bon usage (en cas de troubles de la déglutition, les médicaments à ne pas écraser).

Renseignez-vous, demandez à rencontrer le médecin coordonnateur, l'infirmier(ere) référent/coordinateur. Demandez cette liste préférentielle si envisagée dans l'établissement de votre proche et les éventuelles conséquences pour lui : modification de traitement, de forme galénique (sirop, gélule, pilule), d'horaire d'administration...

La décision finale sur le traitement revient à votre proche (ou son représentant) et son médecin traitant.

Comme l'écrit le Dr Pradines pour Agevillage "Parler des médicaments" avec son médecin n’est pas empiéter sur des prérogatives indiscutables. S’interroger et le questionner sur la nécessité de poursuivre un traitement est une œuvre de bon sens. Par contre, l’interruption personnelle, unilatérale, d’un traitement prescrit peut être dangereuse car certains médicaments sont indispensables pour maintenir une bonne santé ou bien pour prévenir un risque bien identifié. D’autres substances ne doivent être supprimées que progressivement car il existe un risque de sevrage".

Question de partenariat, d'échange, dans le sens de l'intérêt de sa santé, de celle de son proche.


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