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Dossier : le droit au répit pour les aidants


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droit au répit aidantsMesure phare de la loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV) de décembre 2015, l’instauration d’un droit eu répit pour les aidants qui accompagnent un proche âgé est encore assez peu utilisé. Qui peut en bénéficier ? Quelle est la procédure à suivre ? Suivez le guide.

Au printemps dernier, moins d’un aidant sur dix avait bénéficié de ce droit, un an après son entrée en vigueur le 1er mars 2016.

Un faible succès qui s’explique en partie par le fait que moins d’un aidant sur deux a déjà entendu parler de cette possibilité, mais aussi par le fait que tous les aidants n’y sont pas éligibles…

Qui peut bénéficier du droit au répit ?

Les aidants de personnes âgées qui :
  • sont éligibles à l’Apa (allocation personnalisée d’autonomie), c’est-à-dire présentent une perte d’autonomie importante (Gir 1 à 4 - en savoir plus sur le classement en Gir) ;
  • et ont atteint le plafond du plan d’aide possible, soit 1714,79 euros/mois pour le Gir 1, 1 376,91 euros / mois pour le Gir 2, 994,87 euros/mois pour le Gir 3 et 663,61 euros/mois pour le Gir 4 (montants 2017).
Tous les aidants au sens de la loi ASV sont concernés : conjoints, partenaire de Pacs, concubins, parents, alliés, et toute « une personne résidant avec elle ou entretenant avec elle des liens étroits et stables, qui lui vient en aide, de manière régulière et fréquente, à titre non professionnel, pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne ».

A une condition : qu’ils assurent « une présence ou une aide indispensable à sa vie à domicile », et qu’ils ne puissent pas être remplacés par une autre personne à titre non professionnel.

Comment faire la demande ?

Le droit au répit est intimement lié à l’Apa.

Si votre proche ne touche pas l’Apa mais en a fait la demande, une équipe médico-sociale envoyée par le Conseil départemental se déplacera à son domicile et devra évaluer votre besoin de répit à ce moment-là.

Si votre proche est déjà bénéficiaire de l’Apa, vous pouvez contacter les services concernés au Département pour demander une révision de l’allocation, qui déclenchera une nouvelle visite de l’équipe médico-sociale.

Enfin, vous pouvez directement faire part de votre besoin de répit aux services du Conseil départemental, même sans révision de l’Apa. Encore une fois, charge à l’équipe médico-sociale d’évaluer ce besoin.

A combien se monte-t-il ?

Pour 2017, le droit au répit s’élève à 500,19 euros maximum par an et par personne aidée.

Une somme qui correspond à une semaine d’hébergement temporaire (tarif journalier moyen 65 euros), 15 jours en accueil de jour (tarif journalier moyen 30 euros) ou 25 heures supplémentaires d’aide à domicile.

Comment utiliser cette somme ?

Comme pour l’Apa, la somme complémentaire versée au titre du droit au répit est fléchée. Le plan d’aide, établi par les services du département, propose le recours à l’un ou l’autre des solutions de répit ci-dessus.

Dans les territoires où ils existent, le recours à un service de baluchonnage ou de relais à domicile peut aussi être financé par le droit au répit.


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