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Les technologies au service du lien aidants-aidés

Face aux craintes de déshumanisation


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Alors que les objets connectés se déploient pour nous équiper de la tête aux pieds, deux études viennent éclairer de leurs intérêts et de leurs usages notamment dans le lien entre les personnes aidées et leurs proches aidants.

technologies au service de l'aidantLutter contre les déficits auditifs pour prévenir les risques de maladies neuro-dégénératives
Les études et les neurologues le martèlent : prévenir la mal-audition est au service de la prévention de ces maladies complexes et difficiles. Un senior sur 3 aurait souvent ou parfois des difficultés à entendre et 44 % des seniors éprouveraient des difficultés de compréhension, selon une enquête réalisée par Ipsos pour la JNA (Journée nationale de l'audition) en 2013. Or les taux d'équipement progressent doucement. Et à peine 3% des plus de 50 ans ont utilisé un appareil auditif connecté car plus de 8 sur dix ne savent pas qu'il existent, selon une étude Audika-Opinion Way de 1 002 répondants âgés de 35 ans et plus, représentatif de la population française.
Plus rapides pour scanner l'environnement sonore, le débruitage, ces appareils visent à mieux entendre dans le bruit, améliorer de 30 % la compréhension de la parole, de 20 % la capacité de mémorisation supplémentaire et de 20 % d’effort d’écoute.

Oui aux objets connectés s'ils sont au service du lien aidant-aidé
Partenaire de la Journée nationale des aidants ce 6 octobre, le laboratoire pharmaceutique Teva se mobilise sur l'observance médicamenteuse et l'importance de la relation personne aidée-personne aidante. Il a interrogé 26 couples d’aidants et d’aidés de 27 à 89 ans représentatifs de la population (profil CSP, tout handicap, Paris/RP et province). Ils confirment la volonté de "bien vivre chez soi en toute sécurité" qui correspond au choix de près de 8 français sur 10 (Baromètre autonomie Ocirp 2017).
Ils pointent néanmoins les 6% de logements qui sont aujourd'hui adaptés à l'aide à l'autonomie et sont prêts à des imaginer des équipements pour une maison connectée intelligente et en lien.
Les personnes aidées insistent ainsi sur leur autonomie, le maintien de faire soi-même, d'être soi-même. Les personnes aidées craignent l'abondance d'assistances : "Etre entouré oui, être aidé peut-être mais "être assisté" jamais !"
Les personnes aidées veulent conserver leur libre arbitre et se méfient des technologies qui éloigneraient leurs proches, qui raréfieraient les liens, les échanges, les contacts humains, "qu'on vienne moins les voir".
Tout service, digitalisé ou non, doit apporter un bénéfice humain de réassurance et de sérénité, du temps gagné (services qui faciliteraient les tâches administratives), constate l'étude. La technologie doit favoriser la qualité de la relation humaine.
Le choix de ces services va s'effectuer à l'aune de ces critères auxquels se rajoutera l'accessibilité financière, la capacité à utiliser facilement la technologie.


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