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Edito : la vie après le soin

Vivre pour satisfaire nos besoins primaires ?


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On le sait : pour vivredito photo annie de viviee il faut une santé suffisante, une alimentation, une hygiène quotidienne mais est-ce suffisant pour nous autres les humains, êtres de relations, de lien, de sens ?

Des fleurs avant le pain.

Cette devise des Petits frères des pauvres veut privilégier le lien, le beau, la qualité des relations. En venant à la rencontre des personnes isolées qui le souhaitent, les bénévoles offrent ce « superflu », ce petit supplément d’âme qui donne à la vie tout son sens profond, comme la joie, le partage ou la musique (Armand Marquiset, le fondateur de l'association, était aussi compositeur).

Car que se passe-t-il une fois que l'on s'est levé, que les repas sont pris, que l'aide à domicile est venue ?

Certes la télévision, la radio sont des compagnies très présentes dans les foyers.

Certes le téléphone voire Internet permettent de maintenir des liens, à distance, quand les uns et les autres sont disponibles.

Mais l'utilisation d'Internet notamment n'est pas aisée pour tout le monde. Les technologies sont de plus en plus au service du lien, mais des déclinaisons "papier" sont aussi bienvenues comme la gazette familiale de Famileo.

Quand le besoin s'en fait sentir, il est nécessaire de faire appel aux services d'aides et de santé (on parle du diabète, de l'ostéoporose cette semaine). Mais quel est le sens à tout cela ? Pour qui ? Pourquoi ? nous demandent parfois nos proches âgés, fragilisés.

En réfléchissant aux désirs, aux envies, on peut imaginer des pistes d'échanges, de projets voire de créations (pour les cadeaux de Noël par exemple).

Au lendemain de notre 10ème colloque annuel sur les approches non-médicamenteuses, qui a réuni un millier de professionnels à la Cité des sciences à Paris, nous vous proposons de découvrir les lauréats du prix "Lieu de Vie - Lieu d'envie" 2017. C'est l'un des principes du premier label de bientraitance : le label Humanitude que trois nouvelles structures d'accueil ont obtenu.

Musique, dessin, danse, chant, ateliers théâtre, poésie, littérature... on sera surpris de l'énergie créatrice que nous possédons tous, quel que soit notre âge, nos handicaps.

Et si l'on ne va pas jusque créer soi-même, quel plaisir de regarder, d'entendre, de toucher, de lire des oeuvres magnifiques. Encore faut-il y avoir accès.

Que l'on vive chez soi, dans son domicile ("j'y suis, j'y reste") ou que l'on habite dans des structures collectives, l'appui des services publics de la culture sera bienvenu : services des affaires culturelles des villes, conservatoires (musique, danse, chant), bibliothèques (portages de livres, livres sonores), musées (visites adaptées)... Agevillage vous emmène aussi au théâtre cette semaine.

"Nous avons l'art pour ne pas mourir de la vérité" écrivait Nietzche.

Mobilisons l'art, la création, pour embellir nos vies, nos journées, à côté de l'aide et des soins quotidiens.
Nous en avons absolument besoin.


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