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Edito : Aidant, ça rime avec gisement

Mais pas sans un environnement favorable


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On parle souvent des proches aidants de personnes âgées fragilisés en des termes lourds et pesants (le fardeau de l'aidant).

Annie de VivieIl faut dire que l'image de la vieillesse reste bien négative, comme si c'était un défaut de vieillir, particulièrement quand on se fragilise, quand on contracte une maladie qui affaiblit, désoriente.

Malgré son retard et les alertes des professionnels (cette semaine les maisons de retraite publiques), notre société prend peu à peu conscience de la révolution de la longévité. Les Villes Amies des Aînés fleurissent. Les bailleurs sociaux intègrent le vieillissement dans leurs programmes de construction, de réhabilitation. Des solutions de logements sortent de terre entre le domicile historique et la redoutée maison de retraite médicalisée appelée EHPAD : établissement pour personnes âgées dépendantes. Zoom cette semaine sur les résidences autonomie qui gagnent à être connues.

Ma maison, c'est mon château expliquait Geneviève Laroque (de feu la Fondation nationale de gérontologie). Le lieu sacré de son intimité, où l'on choisit qui y entre, dont on a la clé. On y vit à sa guise, à son rythme, selon ses envies (alimentaires notamment avec des aides techniques adaptées). On y communique avec le monde extérieur via des ordinateurs et tablettes connectées. On y organise les fêtes de fin d'année. Et surtout on peut en sortir grâce à un environnement accessible, adapté à la mobilité.

La maison peut aussi devenir le lieu de travail des aidants, salariés du proche âgé. Agevillage vous invite à bien peser le pour et le contre.

Dans tous les cas il est essentiel de se former. Pour aider aujourd'hui, et acquérir des compétences pour demain.

Car on peut aussi considérer les proches aidants comme un gisement : un gisement d'énergie, de bientraitance, de liens. En Allemagne, les salariés aidants sont plus productifs que les autres salariés : plus informés, plus capables de liens, de gestion de complexité... 

Florence Leduc présidente de l'Association française des aidants, qui a préfacé mon livre "J'aide mon parent à vieillir debout", aime à rappeler la racine grecque du mot aidants : donner de la joie.

Oui aidant ca rime avec gisement... mais dans un environnement collectif adapté !


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