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Ma mamie ne vieillit pas, elle prend de la valeur

L'art de vieillir au féminin


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IntergénérationL'Art de vieillir au féminin était le titre du 1er colloque du Centre Gérontologique départemental des Bouches-du-Rhône (CGD 13) présidé par Maurice Rey et dirigé par Jean-Claude Pical. Soutenue par Agevillage et le livre J'aide mon parent à vieillir debout, la conférence concernait la très large majorité des personnes accompagnées dans le centre gérontologique. Les femmes sont aussi majoritairement les proches aidantes qui seront les premières concernées par la politique du Bel Age engagée par le département a souligné monsieur Rey. Pour donner le ton, en introduction de la journée, le directeur monsieur Pical a souhaité citer sa petite-fille : "Ma mamie ne vieillit pas, elle prend de la valeur".

Vivre jusqu'au bout


A l'instar de Gabrielle Chanel icône de Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode à Marseille qui soutenait cette journée, les intervenants ont tous prôné de cultiver la curiosité, l'envie, le lien jusqu'au bout de la vie. L'anthropologue Jean-Pierre Collos a décidé d'enquêter au sein des établissements pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) pour y apporter un autre regard sur les activités et l'énergie que l'on peut y déployer, seul, en famille, avec les professionnels... sans occulter les difficultés et cette mort qui reste l'horizon.
Comment vivre cette vie jugée moins belle, moins active, moins autonome ? interroge la philosophe Pauline Sauve. Peut-être en permettant les rencontres, avec les proches aidants, avec les autres générations, pour apprendre de ces très vieilles personnes à vivre le présent, dans le corps tel qu'il est.

Soutenir les femmes immigrées qui avancent en âge


Alors que les femmes immigrées vivent de plein fouet l'exil, l'exclusion de la langue, la pression familiale souligne la psychologie Sylvie Dutertre, "il y a plus précaire qu'un immigré vieillissant" insiste l'économiste Bérangère Davin, "c'est sa femme". Elles vivent avec une retraite très faible et un entourage poussé à travailler parfois très loin... La médiation familiale est une des pistes concrètes à promouvoir explique la chercheur Rabia Hamidi, notamment quand survient la perte d'autonomie et surtout des maladies neuro-dégénératives qui secouent la personne concernée mais aussi les proches aidants.

Maintenir les relations affectives, voire sexuelles


Maintenir le lien a été le fil conducteur de la journée conclue par l'intervention de la médecin sexologue Marie-Hélène Colson. Elle a rappelé que 80% des plus de 75 ans gardaient une sexualité jugée satisfaisante, avec des orgasmes toujours possibles et même "meilleur reconstituant du sentiment de vie".
Question d'optimisation souligne Marie-Hélène Colson : sélectionner les temps, les choix qui conviennent à chacun, optimiser en s'entrainant, compenser, accepter sans renoncer.


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