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Mobilisation en Ehpad, à domicile : l'indispensable mobilisation des proches


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Pour prendre du recul sur le mouvement de mobilisation du 30 janvier, la rédaction d’Agevillage organisait le 7 février son premier petit-déjeuner débat. Malgré les conditions climatiques qui paralysaient Paris ce jour-là, experts, particuliers et professionnels étaient au rendez-vous pour réfléchir, ensemble, sur les raisons de la situation et les suites envisageables. Avec un premier défi à relever, une plus grande mobilisation des proches, des familles, et des personnes âgées elles-mêmes.

jacques rastoulL’une des plus grandes forces de ce mouvement national réside dans sa dimension collective :  il ne s’agit pas de professionnels qui réclament une augmentation de salaire - même si cette demande fait partie des revendications -, mais de citoyens de tous bords qui exigent un meilleur accompagnement du grand âge en France.

Personnels des Ehpad et de l’aide à domicile, mais aussi aidants, familles et personnes âgées constituaient ainsi les cortèges le 30 janvier. A Nantes, c’est même le collectif Vieux debout ! et sa doyenne centenaire qui menaient le défilé.

France Alzheimer, l’une des principales associations de familles dans le champ du grand âge, avait apporté officiellement son soutien à la mobilisation. D'autres familles s'étaient mobilisées, individuellement ou à l'échelle d'un établissement, comme à Montreuil.

Pas suffisant pour Jacques Rastoul (photo ci-dessus), le président de l’InterCVS 91. Pour mieux faire entendre les attentes des âgés, il préconise les actions suivantes :

  • Mettre en avant la parole des personnes en perte d’autonomie et de leurs proches aidants, leur ressenti, leur souffrance, leur bien-être, leurs souhaits (domicile et établissement).
  • Continuer à illustrer la situation des personnes du grand âge, leurs multiples pathologies, la part grandissant des troubles cognitifs, qui nécessitent des moyens et des qualifications adaptés.
  • Faire connaître les droits des usagers et de leurs représentants, le rôle des professionnels.
  • Engager une réflexion commune entre usagers et leurs représentants, puis avec les professionnels, (notamment au sein des CVS, des Inter CVS, des CDCA, et entre associations et syndicats) sur l’avenir des Ehpad.
  • Démontrer les coûts cachés de la non traitance et de l’absence de bientraitance (domicile et établissement) pour notre politique de santé.
  • S’attaquer à l’âgisme tout au long du parcours de santé.
  • Sortir du cercle vicieux actuel pour entrer dans un cercle vertueux favorable à la bientraitance et à la création d’emplois dans le médico -social.

Selon lui, l’une des solutions pour amplifier le mouvement serait de réussir à mobiliser les aidants, qui sont au minimum 8,3 millions en France dont 4 au moins qui aident un proche âgé.

Mais de quelle manière ? Une question qui mérite d’être traitée pour que les demandes soient enfin entendues…

Voir le débat entre Jacques Rastoul et Pascal Champvert (président de l’association des directeurs au service des personnes âgées, AD-Pa) en images


mis à jour le



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Vos réactions

WIDO

18/02/2018 09:02

Selon avis personnel d'un cas réel


Cette dame lit les mêmes arguments depuis 36 ans (30 ans de bureau en Maison de retraite et 6 ans de paralysie). Cela ne remet pas en cause ce qu'elle lit. Cependant,
le chemin reste toujours interminable, à la façon d'un horizon qui n'en finira jamais. La solution finale étant le décès de l'intéressée, ou de tourner les pages déjà lues ?!. Quand et qui prendra la décision...? Sa famille trop fauchée...? Ou la rue... en SDF ?.




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