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La police de Genève se forme pour mieux aider les malades d'Alzheimer


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Pour mieux aider les personnes malades d’Alzheimer, les policiers genevois travaillent en lien étroit avec l’association Alzheimer Genève. Plusieurs centaines d’entre eux ont notamment été formés par l’association, pour mieux communiquer avec les malades.

la police se forme à l'aide alzheimer en suisse

L’idée est partie du terrain. Lorsqu’un résident d’Ehpad, malade d’Alzheimer et ancien officier de police, quittait nuit après nuit son établissement genevois pour « retourner travailler », la police de proximité de la ville prend conscience des difficultés spécifiques que pouvait entraîner la maladie. Et que pour le convaincre de retourner à l’Ehpad, mieux valait le traiter comme un collègue que comme un malade…

Le lieutenant Giovanni Martinelli, en charge de la prévention à la police de proximité de Genève, se rapproche alors de l’association Alzheimer Genève pour construire un programme de sensibilisation inédit en Suisse.

Au total, 200 agents, soit l’ensemble de la police de proximité de Genève, ont été formés, souligne l’officier.

La séance dure trois heures, s’intéresse à la maladie et son fonctionnement, mais apprend surtout aux policiers la façon dont il convient de se comporter avec les malades, quelle que soit la raison pour laquelle ils entrent en contact.

Délivrée par Mikaela Halvarsson, psychologue, et Sophie Courvoisier, directrice d’Alzheimer Genève, elle s’appuie entre autres sur une documentation éditée par Alzheimer Suisse, spécifiquement destinée à la police.

« Il s’agit de mettre les personnes en confiance vis-à-vis de l’uniforme, mais aussi de soulager des aidants en ne leur ramenant pas une personne stressée », souligne le policier. « Ou de faciliter le travail des soignants le cas échéant. »

Sophie Courvoisier complète : « Par ailleurs, les séances de sensibilisation ont permis à la police de nouer des liens avec l’association. Dès qu’ils ont un doute, une question, ils nous appellent », se félicite-t-elle.

300 agents de police secours, une brigade de police judiciaire, les opérateurs du 117 (l’équivalent du 17 en France) et 17 commissaires seront sensibilisés à partir de septembre. Ce qui portera à 600 le nombre de policiers formés à Genève.

La police et Alzheimer Genève travaillent en parallèle à l’élaboration d’un outil pour retrouver les personnes malades plus rapidement en cas de disparition. « Il s’agit par exemple d’ajouter le nom de jeune fille ou des éléments biographiques sur les avis de disparitions pour mieux retrouver les personnes », précise Sophie Courvoisier.

L’association a ensuite pour projet de travailler avec le réseau de transports genevois, pour permettre aux malades de se déplacer plus facilement. Et rêve d’un label « Genève solidaire ».


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