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Question lectrice : oser parler d'incontinence


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La question d’Eva L.

Je coirs que ma tante de 72 ans, dont je suis très proche, commence à avoir des fuites urinaires : elle refuse toutes les sorties que je lui propose, alors que nous allions habituellement voir un film, une exposition ou simplement nous promener au moins une fois par semaine.

quand je suis chez elle, j’ai l’impression qu’elle se retient de boire et va fréquemment aux toilettes…

Comment faire pour lancer la conversation sur le sujet ?

La réponse d’Agevillage

Malgré sa fréquence - près d'une femme sur deux et 15 à 30 % des hommes de plus de 65 ans a des problèmes d'incontinence au moins occasionnels -, l’incontinence reste en effet un sujet tabou, difficile à aborder.

Mais pour apporter votre soutien à votre tante, il faudra bien en parler. Y aller doucement, mais sûrement.

Une idée : parler d’une anecdote liée au sujet, mais qui concerne quelqu’un d’autre. Par exemple, raconter que vous avez croisé quelqu’un dans le bus ou un magasin, que cette personne avait eu un « accident » et à qui vous avez prêté votre pull pour se protéger des regards…

Tôt ou tard, il faudra mettre des mots sur le problème, et encourager votre tante à consulter.

Vous pouvez lui expliquer qu’il existe différents types d’incontinence (d’effort, par impériosité, par regorgement), que certaines se règlent par la chirurgie ou par rééducation, que pour les autres il existe des protections discrètes et efficaces…

Mais que dans tous les cas, une consultation est nécessaire.

Deux outils peuvent vous aider à préparer l’entretien avec le médecin : la tenue d’un calendrier mictionnel et ce test rapide, proposé par Tena.

tableau des causes psychologiques de l'incontinence


tableau utilisation questionnaire TENA incontinence urinaire

Pour aller plus loin


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Vos réactions

Autonoé

06/07/2018 14:07

Du tact et de la compétence...


Nous constatons, en tant qu’experts de la gestion de l’incontinence, que les patients s’expriment plus facilement auprès de nous, qu’avec un membre de leur famille. C’est pourquoi nous conseillons à Eva de faire appel à un professionnel qui garantit la confidentialité et sait comment mettre à l’aise les personnes avec tact. Il nous arrive souvent de leur conseiller de consulter un médecin pour voir par exemple s’il y a une infection urinaire ou pas. Et nous leur expliquons que les médecins traitent les pathologies mais ne peuvent pas conseiller les protections urinaires les plus adaptées. Et c’est pourquoi ils nous confient cette tâche. Par exemple, le Groupe Hospitalier les Cheminots à Ris-Orangis et à Draveil (91) a signé une convention avec Autonoé. Pour Eva, le meilleur moyen d’aider sa tante, serait de : - lui offrir un objet, par exemple une pince de préhension (pour lui éviter de se baisser quand elle doit ramasser quelque chose sur le sol)… - profiter de cette attention pour lui dire qu’elle s’inquiète pour elle… - enfin, lui donner le numéro de téléphone d’un professionnel de l’assistance à domicile. Le professionnel saura glisser dans la conversation qu’il s’occupe « aussi » « entre autre » de gestion de l’incontinence en toute discrétion et de façon confidentielle. Et la tante d’Eva pourra en parler sans complexe. Cela vaut vraiment la peine, car avec une protection urinaire discrète et bien adaptée à sa morphologie, la tante d’Eva pourrait retourner au cinéma, et faire des promenades en toute sérénité…




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