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Baluchonnage : retour sur 10 ans d'expérimentation à Maromme


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La loi pour un État au service d'une société de confiance (Essoc), votée en août dernier, devrait permettre le développement du baluchonnage, le relais de l’aidant à domicile. L’occasion de revenir sur 10 ans d’expérimentation du dispositif Parenthèse à domicile, à Maromme en Normandie.

Le baluchonnage est né au Québec à la fin des années 1990. Il s’agit d’un dispositif de relais à domicile de l’aidant d’une personne âgée, souvent malade d'Alzheimer.

Pendant quelques jours, un professionnel vient s’installer chez la personne et remplace l’aidant dans ses tâches quotidiennes. Un intervenant unique, dont le rôle s’articule avec le travail des aides à domicile éventuels.

Jusqu’ici, le droit du travail français constituait le principal obstacle au baluchonnage. Mais la loi Essoc l’assouplit pour permettre son développement.

Le Villâge des Aubépins, un Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) normand, a mis en place son service de baluchonnage, baptisé Parenthèse à domicile, en 2009.

Tout d’abord avec l’autorisation des autorités locales, puis de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).

Droit du travail oblige, l’équipe de baluchonnage a expérimenté plusieurs formules : deux intervenants qui se relaient toutes les douze heures, trois toutes les huit heures…

« Mais ce n’était ni satisfaisant pour les familles, ni pour les baluchonneurs », témoigne Marie-Pascale Mongaux-Masse, la directrice de l’établissement.

Les 10 ans de recul du service ont aussi permis de développer des outils et de mettre en place un processus efficace, notamment pour créer les liens de confiance indispensables à ce type d’activité.

Les missions du baluchonneur, par exemple, sont définies avec l’aidant : le mieux placé pour faire part au professionnel du fonctionnement de la maison.

Aujourd’hui, le service propose des interventions plus ou moins longues, ponctuelles ou récurrents, mais jamais dans l’urgence.

Le relais dure trois jours au maximum (contre 7 jours en moyenne au Québec), pour un reste à charge de 80 euros par jour (125 euros les dimanches et jours fériés).

Un vrai succèx pour le service, que l'Agence régionale de santé de Normandie vient tout juste d'autoriser pour 15 ans supplémentaires.

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