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La conduite des seniors en question

Attention aux idées reçues


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A 97 ans, le prince Philip a décidé de rendre son permis, sans doute motivé par le récent accident de la circulation dans lequel il était impliqué. Mais les personnes âgées sont elles vraiment dangereuses au volant ?

Si le taux de mortalité sur les routes tend à baisser, le nombre de personnes de plus de 65 ans victimes de ces accidents a énormément progressé depuis 5 ans. En 2018, les décès de seniors représentent plus d’un quart de la mortalité sur les routes, d’après les chiffres de la Sécurité routière

Des conducteurs expérimentés


Le permis de conduire est délivré à vie, pourtant nos capacités physiques et mentales ont tendance à se dégrader au fil du temps, faisant de nous un conducteur potentiellement plus dangereux à 65 ans qu’à 20 ans. 

Potentiellement seulement, puisque dans les faits les conducteurs de plus de 65 ans provoquent moins d’accidents que les autres tranches d’âge. Plus expérimentés, plus respectueux du code de la route, les seniors sont plus prudents mais ils sont en revanche plus vulnérables.

Cette vulnérabilité est tristement mise en lumière par les statistiques de l’observatoire national interministériel de la sécurité routière, qui démontrent que ces dernières années, un piéton tué sur deux est une personne de plus de 65 ans.

Adapter son comportement en fonction de son âge


Les seniors sont donc plutôt de bons conducteurs, mais il ne faut cependant pas perdre conscience que leurs capacités s’amenuisent, leurs réflexes et leur vue diminuent et qu’il faut donc rester lucide sur ses aptitudes. 

Pour ce faire, le site de la Sécurité routière fourni son lot de conseils pour adapter sa conduite avec l’âge : 

  • Veillez à votre état de santé
  • Ayez une pleine conscience de vos capacités. Consultez régulièrement votre médecin généraliste, mais aussi, si nécessaire, un ophtalmologiste. Faites tester votre vue, votre ouïe et vos réflexes.
  • Sachez remettre en question votre capacité de conduite : les incidents à répétition peuvent être le signe annonciateur d’un accident plus grave. N’hésitez pas à prendre l’avis de votre entourage.
  • Prenez garde aux médicaments incompatibles avec la conduite, et dont l’emballage porte le symbole ci-contre.
  • Évitez les longs parcours et les heures de pointe, planifiez vos trajets à l’avance.
  • Les soucis et le stress gênent la concentration sur la route. S’il le faut, préférez le train à la voiture.
  • La fatigue et le manque de sommeil sont un risque réel. En cas de somnolence, faites une pause d’au moins quinze minutes dès les premiers signes.


mis à jour le



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Vos réactions

dominiqueb

14/02/2019 09:02

pas d'alternative à la voiture


Quand j'étais jeune à Paris je privilégiais les transports en commun et j'ai continué à prendre le train pour aller voir ma mère à 500 km après avoir pris ma retraite en province. J'ai fini malheureusement par utiliser ma voiture vu l'allongement de la durée des voyages et la diminution du nombre de trains sur cette ligne transversale. Je ne suis pas la seule à subir la dégradation de ce service public; combien de temps pourrai-je m'imposer cette fatigue supplémentaire ?




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