Agevillage

Edito : Des droits pour les uns et pas pour les autres ?

Aider, prendre soin : une forme de travail à reconnaître


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lls accompagnent, aident, soutiennent, chaque jour.

Ils tentent de se repérer dans le maquis des aides (voir cette semaine le FNASS pour les personnes qui relèvent de soins palliatifs). Ils remplissent et tiennent à jour les dossiers, suivent les plans d'aides, embauchent, gèrent les contrats.

Ils se déplacent, surveillent, supervisent la vie à domicile, en établissement d'accueil.

Ils prennent soin de leur proches de la prévention santé (l'ostéoporose, les fausses bonnes idées pour prévenir Alzheimer) jusqu'à des gestes techniques, intimes, paramédicaux (voir le guide douleur et Parkinson,  la vidéo sur la vie avec la maladie d'Alzheimer).

Ils suivent les initiatives, les innovations (comme ces jeux vidéos et Alzheimer) et les ouvrages qui bousculent les idées reçues sur les personnes qui avancent en âge comme ces podcasts "Mamie dans les orties" ou la BD L'amour n'a pas d'âge.

Ils ont aussi un travail, en entreprise.

Vous les avez reconnus : ceux sont les proches aidant.e.s de personnes fragilisées, malades.

Alors que le code du travail interdit une présence professionnelle 24 heures d'affilée (cf. Baluchon Alzheimer devenu relayage), notre République ne voit pas d'inconvénient à ce que les proches aidants enchainent les heures...

Sans ôter la dimension affective de l'aide (les aidants sont des aimants), ces proches montent le ton dans le cadre du grand débat. Voir les contributions du Collectif "Je t'aide" auquel agevillage participe. Voir aussi les contributions du Cercle Vulnérabilités et Société sur la place, la participation des personnes concernées dans les solutions de proximité. Voir également les initiatives pour une société inclusive, inter-générationnelle et connectée.

Ces aidants veulent de nouveaux droits, pour eux comme ceux pour leur proche (droit d'être accompagné dignement debout jusqu'au bout, mais aussi droit de vote, à la veille des élections européennes).

Et comme nous serons tous aidant.e.s au cours de notre vie : valorisons individuellement et collectivement cette fonction d'aidant.

Nous avons tous à gagner un statut et des droits associés !


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