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Edito - Financement (de la dépendance) : Le serpent de mer

Financer de l'ordre de 10 milliards d'euros par an


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Vous n'y pensez pas. Enfin... Soyez raisonnables.

Comment financer aujourd'hui, étant l'état des finances publiques, de l'ordre de 10 nouveaux milliards d'euros par an ? Et demain avec l'évolution démographique ?

Allez, revoyez votre copie mesdames et messsieurs les gériatres, gérontologues, professionnels de l'aide et du soin...

Parions sur le futur vaccin anti-alzheimer ?

Parions sur la technologie, la robotique, la domotique ? Voir les assistants vocaux cette semaine pour aider le maintien à domicile, l'bservance des médicaments...

Parions sur ces aidants qui vont continuer d'aider ?

Parions sur ces professionnels en sous-effectif, en besoin de compétences au regard de la complexité des situations (maladies neurodégénératives, troubles du comportement, fin de vie) ? Sachant que ces maladies ne sont pas qu'un drame comme le montre la belle BD "Les voyages de ma grand-mère".

Pourquoi pas. Des pistes peuvent être envisagées pour renforcer les connaissances, les techniques de prendre soin.

Mais là, aujourd'hui...

Les professionnels de l'aide à l'autonomie ont dit "stop" début 2018 et ont grossi les rangs des gilets jaunes.

415 000 citoyens ont participé à la consultation citoyenne puis de nombreux ateliers ont alimenté le rapport Libault qui a bien chiffré les besoins de financement de 9,2 milliards.

Et demain, en 2030, quand les seniors issus du babyboom vont commencer à entrer dans le grand âge ?

Alors les pistes vont bon train :
- utiliser la CRDS qui arrivera à terme en 2024 (la piste du rapport Libault)
- une nouvelle cotisation obligatoire dès l'entrée dans la vie active (rapport du sénat en mars 2019)
- la mobilisation du patrimoine (nouvelles formes de viagers mutualisés)
- une journée de solidarité rapportant près de 3 milliards d'euros par an : faites le compte de jours fériés à supprimer (portés par les seuls salariés)
- une taxe sur l’ensemble des mutations à titre gratuit : successions et donations à partir d'un certain seuil (avis du CESE de 2011)
- une autre cotisation obligatoire (comme aligner le taux plein de la CSG sur les pensions de retraite (6,6 %) sur celui des actifs (7,5 %) cf. Avis du CESE de 2011 voté à l'unanimité)
- un mixte de tout cela... vers un vrai 5eme risque de protection sociale ?

Il faudra associer à ces moyens dédiés une gouvernance claire, lisible, simplifiée de l'aide à l'autonomie. Pour connaître tous ses droits (comme cette majoration de l'APA dans certains cas).

Un autre serpent de mer dans notre pays aux 36 000 communes, aux intercommunalités et aux 5 façons de recevoir une aide à la toilette comme le rappelle le collectif "Une société pour tous les âges".

Sans omettre d'investir dans la prévention : la vaccination, les ateliers qui marchent comme l'"Equilibre en mouvement©" des caisses de retraite).

Sans oublier de lutter contre l'isolement comme ce "fil à tisser" ou cette Silver Parade « Granmoun » en Martinique ou sortir en boite de nuit même quand on vit en Ehpad (Etablissement pour personnes âgées dépendantes).

Parce que nous allons vivre, vieillir, debout jusqu'au bout, quatre à cinq générations, les unes à côté des autres, dans les familles, dans les villes, dans les village.
Une première dans l'histoire de l'Humanité.

Et vous mesdames et messieurs les décideurs : soyez raisonnables.
Dépassez les serpents de mer et agissez !


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