|
Actualités
Retraite
|
Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, a estimé jeudi 22 mai qu'il ne fallait pas "brûler les étapes" après la proposition du Medef de retarder l'âge de la retraite à 63,5 ans, et qu'il fallait "régler la question des 41 annuités".
"La question qui se pose aujourd'hui est déjà celle des 41 annuités. Traitons de cette question, qui est déjà un sujet difficile que les Français comprennent parce que la durée de la vie, fort heureusement, s'allonge", a-t-il souligné au cours d'une visite au comité départemental de l'UMP à Castelginest, au nord de Toulouse.
"Avançons pas à pas et n'essayons pas de brûler les étapes, parce que c'est le meilleur moyen d'échouer", a-t-il ajouté. Concernant les 41 annuités nécessaires à une retraite à taux plein, il a souhaité que "les choses soient faites équitablement pour tout le monde".
Pour le secrétaire général de l'UMP, qui a assuré que "les Français comprennent bien les problèmes posés", devront être également posées les questions de pénibilité "qui doivent être prises en considération". "Cela suppose beaucoup de négociations sociales et de partenariat", a-t-il ajouté, en soulignant que "la porte du dialogue sur les 41 annuités est toujours ouverte mais la nécessité est forte".
La présidente du Medef Laurence Parisot a plaidé, jeudi, pour un report de l'âge légal de la retraite à 63,5 ans lors de la première "Fête de l'entreprise" organisée à Tours par l'organisation patronale, alors que se déroulaient dans toute la France des manifestations "pour la défense des retraites" à l'appel des syndicats.
"La solution (au problème des retraites ndlr) existe. Cela consiste à dire qu'il faut repousser l'âge légal de départ. Si on décide de partir à 63 ans et demi on pourra équilibrer le régime général. Est-ce si catastrophique que ça de partir à la retraite à 63 ans et demi ?", a déclaré Mme Parisot.
YM
mis à jour le 26/05/2008