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Les bénéfices de la journée de solidarité


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Initiée en 2004, la journée de solidarité a pour objectif de favoriser l’autonomie des personnes âgées ou handicapées. Focus sur les bénéfices réels de cette journée, 16 ans après son instauration.


Comment ça fonctionne ?


La journée de solidarité consiste à demander aux employés de travailler, sans rémunération, pendant un jour férié (sauf le 1er mai) ou pendant un RTT et en contrepartie, l’employeur reverse 0,3 % de sa masse salariale au titre de la contribution solidarité autonomie (CSA).

Depuis 2013, la journée de solidarité ne concerne plus seulement les actifs. 

Les retraités assujettis à l'impôt sur le revenu sont désormais prélevés de façon équivalente aux salariés. 0,3 % de leur retraite, pensions d'invalidité et allocations de préretraite est ainsi ponctionné aux profits de la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA).


Où va l’argent ?


Le fruit de cette journée est reversé à la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), chargée de répartir les fonds. En 2019, la journée de solidarité devrait permettre de collecter 2,878 milliards d’euros au bénéfice des personnes âgées et des personnes handicapées selon la CNSA.

Les recettes permettent de financer : 
  • Le fonctionnement et la modernisation des établissements et services médico-sociaux accueillant les personnes âgées et les personnes handicapées.
  • L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ou de la prestation de compensation du handicap (PCH).
  • Les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), lieux d’information et d’accompagnement des personnes handicapées et de leurs proches.
  • Les campagnes de prévention de la perte d’autonomie.
  • De nouvelles solutions d’habitat, tel l’habitat inclusif.
  • L’accompagnement des aidants.
  • Le développement de l’accueil familial.


Des fonds intégralement répartis ?


Cependant, selon Pascal Champvert, président de l'Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA), 6 milliards auraient été détournés par les pouvoir publics depuis 2004.

Lors de la conférence de presse qui s’est tenue ce lundi 10 juin, l’intersyndicale SAPA réclame que 1,5 milliard soient mis sur la table tout de suite pour recruter 20 000 postes à domicile et autant en EHPAD. 


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