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Une pétition, signée par 4.100 personnes, demandant l'alignement de l'allocation adultes handicapés (AAH) et du minimum vieillesse
sur le Smic a été remise au gouvernement le 2 juin par cinq associations de handicapés (Adepo, Ami, CDHR, CDTHED et Gipaa) a indiqué mardi la CDTHED.Nicolas Sarkozy doit présider le 10 juin une Conférence nationale du handicap
L'AAH (800.000 bénéficiaires) et le minimum vieillesse (600.000 bénéficiaires) doivent être augmentés de 5% en 2008. Le gouvernement a affirmé à plusieurs reprises que l'engagement d'augmenter ces deux allocations de 25% sur cinq ans serait tenu.
Actuellement, leur montant s'élève à 628 euros par mois pour une personne seule.
Nicolas Sarkozy a également annoncé début février le versement de 200 euros aux bénéficiaires du minimum vieillesse, une somme qu'il avait présentée comme un "à-valoir" sur la revalorisation à venir de l'allocation.
Pour le président de la CDTHED, la conférence du 10 juin ne sera qu'"une simple mise en scène" ; "il n'y aura pas de vraie discussion", estime-t-il. indiquant que "on assiste depuis 1982, à une baisse continue de l'AAH par rapport à l'évolution du Smic et on a en travers les franchises médicales qui touchent aussi les handicapés". "On exige que l'AAH et le minimum vieillesse soient alignés sur le Smic", a-t-il dit à l'AFP. Selon lui, "nos cinq associations qui sont jugées +petites+ par leur nombre d'adhérents représentent en fait la volonté massive des personnes âgées et handicapées car tous considèrent que ce n'est pas normal de n'avoir que 600 euros par mois".
Par ailleurs, le Comité d'entente des associations de personnes handicapées et de leurs familles a demandé mardi aux pouvoirs publics de donner un "nouvel élan" et des "signes forts" pour améliorer le quotidien des handicapés lors de la Conférence nationale du handicap du 10 juin.
L'Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis (Unapei), estime que cette Conférence que présidera Nicolas Sarkozy, devra viser le droit à l'éducation et à la scolarisation "pleinement effectif dès le plus jeune âge", revalorisation "au niveau du SMIC" des ressources des personnes handicapées, "plan ambitieux" de création de places en établissement et accès à l'emploi.
Des textes d'application de la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des chances sont "toujours en attente" et certaines dispositions sont "en retrait par rapport aux ambitions de la loi", regrette le Comité d'entente qui regroupe plusieurs associations (Apajh, APF, Fnath et Unapei...). Ces associations signalent aussi que le "quotidien de la majorité des personnes handicapées et de leur famille" n'a pas été amélioré "de façon significative".
Selon les associations de handicapés, qui rappellent leur "attachement à ce texte", l'accompagnement humain et financier reste "insuffisant" et l'égalité de traitement sur tout le territoire est "mal assurée".
FG
mis à jour le 10/06/2008
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