Ajouter Agevillage à vos favoris
Actualités Alzheimer

Alzheimer : des chercheurs découvrent des molécules prometteuses

Des molécules qui paraissent prometteuse

Des chercheurs ont découvert le mode de fonctionnement de certaines molécules qui paraissent prometteuses pour le traitement de la maladie d'Alzheimer, ce qui pourrait contribuer aux développements de nouveaux médicaments pour d'autres pathologies. Ces travaux réunissant des chercheurs américains et européens sont publiés mercredi 11 juin dans la revue scientifique britannique Nature.

Il s'agit de molécules connues sous le nom de modulateurs de gamma-sécrétase (GSM), dont certaines sont en développement clinique, mais dont on connaissait mal le mode de fonctionnement.Ces molécules GMS visent l'accumulation de protéines, des bêta amyloïdes, qui forment des plaques dans le cerveau, et sont la marque de cette maladie dégénérative irréversible du cerveau, cause de démence.

Ces petites molécules que sont les GSM auraient ainsi un double impact biologique. Elles réduisent la production de longues protéines bêta amyloïdes, bloquent la formation d'amas, et augmentent la formation de courts fragments pouvant à leur tour empêcher les formes plus longues de s'agglutiner, comme l'"A-bêta 42" considéré comme toxique.

Schématiquement, "l'action de ces GSM sur les amas de protéines bêta amyloïdes pourrait être analogue à celui de médicaments anti-cholestérol qui font baisser le mauvais cholestérol (dit LDL), qui encrasse les artères, tout en étant capable d'augmenter le bon cholestérol (HDL) qui nettoie le LDL" commente l'un des auteurs, Todd Golde de la Mayo Clinic (Jacksonville, Floride, Etats-Unis.

 La protéine bêta amyloïde provient normalement d'une plus grosse protéine ("APP" ou précurseur de la protéine amyloïde) coupée par des enzymes -des "protéases"- agissant comme des ciseaux.Les chercheurs ont découvert que les molécules GSM n'agissaient pas, comme on le pensait, directement sur l'enzyme (une "protéase"), mais au niveau de son "substrat", la protéine elle-même.

Cette découverte pourrait avoir des implications pour la recherche thérapeutique pour de nombreuses maladies, selon les auteurs.Une des molécules GSM, le tarenflurbil (nom commercial : Flurizan) est en phase finale ("phase 3") d'essai clinique sur 1.600 patients américains, avec des résultats attendus prochainement. Quelques autres pourraient à leur tour être testées chez les humains d'ici un an ou deux.

La maladie d'Alzheimer et les troubles apparentés touchent plus de 24 millions de personnes dans le monde (860.000 en France avec 165.000 nouveaux patients par an) et "va doubler tous les 20 ans", selon un rapport de l'OMS.


YM
mis à jour le 23/06/2008

imprimer l'actualité envoyer l'actualité poster un commentaire (0)

Vos réactions

Il n'y a encore aucune réaction à cet article.

Réagir à cet article

Ceci est le captcha
* ne sera pas affiché - information disponible uniquement pour le modérateur

Retour vers la liste des actualités pour ce sujet: Alzheimer

* * * * * * * * * * * * * * * * * *

Nos services AgeVillage :
Newsletters Agevillage : Chaque lundi, suivez l'actualité du Grand Age en vous inscrivant gratuitement à nos newsletters

Forums Agevillage : échanger vos expériences et témoignages sur nos forums du Grand Age : Tutelle, Alzheimer, Maison de retraite, Conseil de la vie sociale, Bien vieillir, Aidants, Domicile, Aides financières...

Annuaire du Grand Age : 25 000 références pour vous aider à créer votre réseau d'aide local : hébergement, services à domicile, clic, ccas, centres de santé,... toutes les informations utiles pour les personnes âgées