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Alzheimer : génétique et rôle du calcium

Nouveau facteur de risque génétique et rôle du calcium

Une équipe met en valeur le rôle d'un gène dans la formation de la maladie d'Alzheimer

Une équipe internationale de chercheurs a  découvert qu'une des variantes d'un nouveau gène, dont la fonction était jusque  là inconnue, est associée à un risque accru de contracter la maladie  d'Alzheimer, selon des travaux publiés vendredi dans le journal spécialisé Cell.  

Ces travaux ont ainsi permis d'identifier une protéine - le produit de ce  gène, baptisé "CALHM1" - impliquée dans la façon dont le calcium pénètre dans  les neurones ainsi que dans l'accumulation d'un composant essentiel des plaques  séniles observées dans le cerveau des malades.  

Posséder une seul copie anormale du gène, baptisé "CALHM1", augmente le  risque de contracter la maladie de 44%, et avec deux copies le risque serait  encore plus important, d'après l'étude conduite sur 3.304 personnes (cas et  témoins).  "Nous avons trouvé rapidement que cette variante du gène était associée à la  maladie, mais le problème était que nous ne savions pas à quoi servait ce gène",  commente Philippe Marambaud (Etats-Unis), un des auteurs.  

Selon lui, le "CALHM1" pourrait être une cible importante pour mettre au  point un traitement (contre la formation des plaques).  Le nouveau gène est actif dans le cerveau, dans une zone précocement touchée  au cours de la maladie, et il intervient comme un canal qui contrôle l'entrée du  calcium dans les neurones.  

La variante du gène muté dérégule le transport du calcium et augmente dans  le même temps la production d'un composant essentiel ("peptides Abêta") des  plaques séniles.  Ces recherches ont été faites par deux équipes américaines, dirigées par  Philippe Marambaud et Fabien Campagne, en association avec deux équipes  françaises de l'Inserm (institut public de recherche médical : Philippe Amouyel  et Jean-Charles Lambert à Lille ; Didier Hannequin, à Caen) aux côtés de  chercheurs britanniques et italiens.  

Ces travaux vont dans le sens de l'hypothèse impliquant un trouble de  l'équilibre du calcium intra-cellulaire dans la survenue de la maladie, selon  Marambaud.  Maladie neurodégénérative d'origine complexe, la démence d'Alzheimer est  liée à la mort progressive des neurones.  Parallèlement, des dépôts amyloïdes s'accumulent sous forme de plaques  séniles dont les "peptides Abêta" sont un des principaux constituants.  


YM
mis à jour le 29/06/2008

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