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L'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a recommandé mercredi 2 juillet de faciliter l'accès aux aides techniques au handicap et d'encourager la recherche, la France étant "plutôt sous-équipée" dans ce domaine, d'après un rapport.
Le rapport sur "les apports de la science et de la technologie à la compensation du handicap", commandé en octobre à la députée UMP des Ardennes, Bérangère Poletti et approuvé mardi 2 juillet par les sénateurs et députés de l'OPECST, souligne les "faiblesses structurelles" de la recherche française dédiée au handicap.
Mme Poletti a ainsi préconisé avec L'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) , la mise en place d'une fondation pour la recherche sur la compensation du handicap, qui "financerait les recherches sur des produits innovants et aiderait les PME à les commercialiser", lors d'une conférence de presse. Car le marché français des aides techniques au handicap fonctionne mal, avec "très peu de constructeurs" et une "étroitesse du marché" qui "interdit la mise en oeuvre d'une réelle concurrence" qui agirait sur les prix.
Pour l'Office, il est "nécessaire" de "simplifier les procédures de mises sur le marché". Et le Conseil de la concurrence doit être saisi pour "vérifier s'il existe des pratiques anti-concurrentielles" dans ce secteur alors que le prix d'un même produit peut varier du simple au triple entre les Etats-Unis et la France.
De plus, "beaucoup de produits récents ne sont pas intégrés dans la politique de remboursement", regrette Mme Poletti. Un crédit d'impôt serait "souhaitable" pour financer une partie de l'aide technique pour les personnes handicapéees à plus de 50%, propose l'Office.
Le rapport concentre par ailleurs les espoirs suscités par les nouvelles technologies, souvent venues de l'étranger, comme le contrôle direct d'une machine par le cerveau, des fauteuils roulants équipés de bras robotisés ou des "exosquelettes" pouvant être fixés sur les membres et les faire bouger. Pour Mme Poletti, "l'amélioration de l'interface entre l'homme et la machine constitue une vraie révolution pour les handicapés les plus lourds".
YM
mis à jour le 07/07/2008