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La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a annoncé dimanche 9 novembre qu'elle allait augmenter de 100 euros l'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé (ACS) pour les personnes âgées de plus de 60 ans, qui s'élèvera donc à 500 euros par an.
L'ACS, mise en place en 2005, vise à faciliter l'accès à une complémentaire santé (mutuelle, assurance privée, institut de prévoyance) pour les ménages qui, bien qu'ayant des revenus modestes, ne sont pas éligibles à la Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C).
Cette aide se déduit du coût annuel d'un contrat d'assurance maladie complémentaire. Soumise à conditions de revenus, elle est aussi dépendante de l'âge: elle est actuellement de 100 euros pour les moins de 25 ans, 200 euros pour les 25 à 59 ans, et 400 euros pour les 60 ans et plus.
"Je vais porter l'aide de 400 euros pour les personnes âgées de plus de 60 ans à 500 euros", a annoncé dimanche Mme Bachelot lors de l'émission Dimanche+ sur Canal+, jugeant qu'il fallait "améliorer l'accès aux complémentaires". "3,5 millions de nos concitoyens n'ont pas de mutuelle, seulement la moitié pour des raisons financières", a estimé la ministre.
Selon des chiffres de l'Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes), publiés en mai, 7% de la population française ne disposait pas de complémentaire en 2006, soit autour de 4,4 millions de personnes. L'Irdes a souligné que cette absence de couverture dépendait essentiellement du niveau de revenu et qu'elle était la principale cause de renoncement à des soins pour des raisons financières, qui a concerné 14% de la population en 2006.
En mai 2008, il y avait quelque 380.000 bénéficiaires de l'ACS, selon la Commission des comptes de la Sécurité sociale.
PAS ASSEZ dit l'INRPA
L'Union nationale des Retraités et Personnes âgées (UNRPA) s'est félicitée lundi 10 de l'annonce d'une hausse de 100 euros de l'aide à la complémentaire santé (ACS) pour les 60 ans et plus, mais a estimé que son montant restait trop faible.
"Pour avoir une complémentaire correcte, les personnes âgées, qui ne bénéficient plus de la prise en charge de la part patronale payée par leur entreprise, doivent débourser entre 100 et 150 euros par mois, et parfois jusqu'à 200 euros", a estimé le directeur de l'UNRPA, Francis Guissard,
YM
mis à jour le 16/11/2008
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