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La parution récente de la brochure « Nutrition et prévention des cancers : des connaissances scientifiques aux recommandations », destinée aux professionnels de santé, éditée dans le cadre du Programme National Nutrition Santé (PNNS) conduit le Centre d’Information des Viandes (CIV) à apporter des précisions . Il veut éviter confusion et erreurs d’interprétation quant à l’implication d’une consommation de viande dans l’accroissement du risque de certains cancers. Il déplore que les commentaires qu’il avait déjà donnés à l’occasion de la sortie du rapport du WCRF* n’aient pas été mieux pris en compte par les initiateurs de ces communications.
La dénomination de « viande rouge » varie d’un pays à l’autre, indique le CIV. Derrière l’expression « viande rouge », les études ne parlent pas de la même chose, En France la dénomination recouvre, pour le public, les viandes de bœuf, d’agneau et la viande chevaline mais le consommateur français (pour 95 % des personnes interrogées) entend principalement qu’il s’agit de bœuf. Or les études sur lesquelles se base cette brochure comptabilisent le porc et parfois même certaines charcuteries.
Les niveaux de consommation moyens se situent, en France, en-dessous du seuil de 500 g par semaine de viande rouge cuite (soit 700 à 750 g de viande rouge crue) préconisé par le WCRF. Limiter la viande rouge à 500 g/semaine revient à ne pas en consommer plus de 70 g/jour et la consommation moyenne des adultes se situe entre 42 et 53 g/jour/personne selon les études. Seuls 25 % de la population est qualifiée de gros consommateurs et dépasse le seuil de 70 g/jour.
Le CIV souhaite que les études permettent une meilleure connaissance des faibles consommateurs. Combien sont-ils ? La brochure du PNNS ne le dit pas, mais l’enquête CCAF 2007 les a identifiés et estimé à 48 %. Soit deux fois plus de faibles consommateurs que de gros consommateurs de viande ! « Cette information permettrait également de ne pas laisser croire, comme cela est souvent affirmé, qu’il y a une tendance globale à la surconsommation de viande de bœuf (principalement). » indique le CIV.
Le CIV attire l’attention sur le fait que « le chapitre de la brochure sur l’épidémiologie (pages 24 et 25) doit être considéré avec beaucoup de précaution » et cite la , la phrase suivante : « il a été estimé que le risque de cancer colorectal est augmenté de 29 % par portion de 100 g de viandes rouges » est difficile à comprendre pour le public, sortie de son contexte. Ces données estime le CIV peuvent être mal interprétées si elles sont reprises telles quelles. Il prend acte du fait que le PNNS rappelle les qualités nutritionnelles des viandes et leur apport dans le cadre d’une alimentation équilibrée mais souligne les risques de mauvaise interprétation par le grand public, qui pourrait comprendre que le risque existe dès la consommation de 100 g de viande.
Il convient, conclut le CIV, d’encourager le maintien du niveau de consommation actuel des « faibles consommateurs » de viande, pour les raisons évoquées dans la brochure (intérêts nutritionnels) estime le CIV qui souhaite qu’une information précise et ciblée à la fraction de population qui dépasse les recommandations et une recommandation adaptée pour la population générale en France.
*WCRF : World cancer research fund
Por en savoir plus : www.civ-viande.org
FG
mis à jour le 06/03/2009
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