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Famille-Aidant
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Ce numéro 127 de la revue Gérontologie et Société décortique les relations familiales lorsque la perte d'autonomie des plus âgés arrive. Geneviève Laroque, présidente de la FNG, souligne que le désir de conserver une relation affective se maintient, comme autrefois, et que les familles rechignent moins à faire appel à des professionnels compétents. L'individualisme se développe mais des solidarités nouvelles aussi.
Les plus de 75 ans augmenteront de plus de 70% d'ici 2030 en Europe (étude FELICIE). Les besoins des aidants vont évoluer. Les maris choisissent plus facilement leur placement et celui de leur conjointe car ils ne savent pas gérer la vie quotidienne (ménage, courses, repas). Mais ces tâches se "mascularisent" : les conjoints, les fils, les beaux-fils aident et aideront de plus en plus un proche âgé en perte d'autonomie. Mais deux femmes sur trois et si trois hommes sur cinq vivront sans conjoints partenaires (page 19).
Les pays européens diffèrent quant aux aides pour financer les services nécessaire et à l'obligation alimentaire imposée aux enfants et petits-enfants (tableaux pages 33, 37). L'Angleterre ouvre la question de l'aide aux aînés, aux voisins, aux proches.
"Vivre avec" est différent de "visiter"
On meurt de plus en plus tard et surtout à l'hôpital ou en maison de retraite.
Avec le développement des villes, du secteur tertiaire, on ne cohabite plus avec les parents âgés. On les visite. Que se dire ?
Des études montrent l'importance du lien, de l'histoire familiale (de son ambiance, de son poids parfois) : certains enfants veulent ressembler à leur parents. D'autres sont toujours en conflit avec eux.
Pour mourir sereinement, il semble nécessaire d'avoir transmis, de sentir qu'une partie de soi continue à vivre.
Ces vieux, malades, en fin de vie, interrogent notre liberté, notre individualité (individualisme), notre autonomie. Ils ont la preuve du lien entre les générations, le rappel de notre finitude.
Pourvoir parler, échanger est très important, même si la personne aidée s'éloigne, devient "un enfant aux cheveux blancs".
"Donner c'est aussi recevoir" estime la psychiatre et thérapeute familial Catherine Dugommun-Nagy. La loyauté familiale paye. Les familles qui aident les plus anciens ne sont pas perdantes. (Page 127)
Les grands parents restent les piliers de la famille (page 161).
Payer pour une famille d'accueil
Des familles décident d'accueillir et accompagner chez elles, à titre onéreux, une ou plusieurs vieilles personnes en perte d'autonomie. Le statut d'accueillant familial reste encore confidentiel estime Alain Villez page 181 dans l'attente d ela mise en oeuvre des recommandations du rapport de la député Valérie Rosso-Debord.
Familles dépendantes
N°127 de la revue trimestrielle "Gérontologie et Société"
Prix du numéro 25 euros
Abonnement pour 4 numéros : 90 euros
Contact : Christiane Delbes - fondation@fng.fr
Fondation Nationale de gérontologie
49, rue mirabeau
75016 PARIS
Tél. 01 55 74 67 02 – Fax : 01 55 74 67 01
AdV
mis à jour le 20/04/2009
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