Ajouter Agevillage à vos favoris
Archives Actualités Alzheimer->
imprimer l'actualité envoyer l'actualité

Boris Cyrulnik présente ses réflexions et propositions pour l'accompagnement des malades Alzheimer

Résilience au grand âge

Boris CyrulnikBoris Cyrulnik est éthologue, neuropsychiatre, psychanaliste. Il est connu pour son travail auprès des enfants maltraités, qui retrouvent goût à la vie par des rencontres (CF. consept de Résilience et l'ouvrage "Vilains Petits Canards"). Lors du congrès International "Bientraitance en liberté" organisé par l'Institut Gineste-Marescotti Canada, les 3 et 4 mai dernier, il fait part de ses analyses et propositions pour accompagner les personnes malades Alzheimer, dites "démentes". Le déclin est possible mais pas inéluctable. Un environnement adapté peut accompagner efficacement une vie qui se termine. Une réflexion-action qui vient conforté la philosophie de soins de l'Humanitude et son application concrète au Québec dans la transformation des "milieux de soins" en "milieux de vie".

Dans son laboratoire de recherche en éthologie (science des comportements) à Toulon, Boris Cyrulnik étudie les interactions qui peuvent aggraver ou faire régresser le processus de démence chez les personnes âgées. Sa vision : la résilience chez les âgés, donne sens à ce que l'on perçoit.
Le fait de voir les malades d'Alzheimer comme des "légumes" influence naturellement les comportements de l'entourage souligne Boris Cyrulnik. Or "il y a une vie mentale chez ces "légumes" affirme-t-il. L'émotion, l'attachement, la recherche d'une "base de sécurité" permettent toujours d'amorcer des mémoires.

Selon Boris Cyrulnik, la maladie d'Alzheimer est une déchirure cérébrale intime, qui affecte le malade mais traumatise aussi les enfants (qui ne sont plus reconnus), les aidants. Il faut les accompagner.
Il faut soigner l'environnement, le "système" pour prendre soin des malades.
Pour comprendre le monde du malade, il faut se décentrer de soi, c'est l'empathie. La notion de "base de sécurité" pour le malade est à développer avec des regards, paroles, ton de voix rassurants, qui détendent l'atmosphère et le malade. Un environnement calme sécurise le monde du malade.
Le langage gestuel est aussi à privilégier : montrer du doigt, accentuer les mimiques ("hum, quelle bonne odeur, je vais me régaler").

"Le temps ne règle pas les traumatismes", affirme Boris Cyrulnik. Une personne âgée peut avoir besoin de ses objets "qui lui rappellent le passé" pour mieux vivre (notion de réminiscence) mais elle peut aussi être sujette à un terrible stress post-traumatique, lié à un évènement très ancien enfoui dans sa mémoire. Boris Cyrulnik propose alors aux personnes âgées de raconter leur vie, ou de commenter des photos.
Les chansons, les musiques dont on se souvient plus facilement que les mots,  réveillent ainsi des "braises de résilience". On souffle alors sur ces braises qui n'attendent qu'à être reveillées. Et en faisant du bien au malade, on se fait du bien.


AdV
mis à jour le 09/05/2007

imprimer l'actualité envoyer l'actualité

Lire le reste de l'article :

2) Eviter les comportements aggressifs lors des repas en salle à manger : une question d'environnement et de relations (*)


Retour vers la liste des archives pour ce sujet : Alzheimer


* * * * * * * * * * * * * * * * * *

Nos services AgeVillage :
Newsletters Agevillage : Chaque lundi, suivez l'actualité du Grand Age en vous inscrivant gratuitement à nos newsletters

Forums Agevillage : échanger vos expériences et témoignages sur nos forums du Grand Age : Tutelle, Alzheimer, Maison de retraite, Conseil de la vie sociale, Bien vieillir, Aidants, Domicile, Aides financières...

Annuaire du Grand Age : 25 000 références pour vous aider à créer votre réseau d'aide local : hébergement, services à domicile, clic, ccas, centres de santé,... toutes les informations utiles pour les personnes âgées


-->