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Face au déficit du régime général de la Sécurité Sociale en 2009 (20 milliards), deux fois plus qu'en 2008, le gouvernement planche sur un plan de redressement pour renflouer la sécurité sociale. A ce rythme le déficit de 2010 pourrait atteindre 30 milliards. "Notre système de protection social serait alors menacé" estime le sénateur Alain Vasselle.
Le Journal du Dimanche (JDD) du 6 septembre nous apprend que deux pistes sont à l'étude :
- augmentation de 25% du forfait hospitalier journalier qui passerait de 15 à 20 euros
- le dé-remboursement de certains médicaments comme les anti-douleurs (paracétamol; aspirine).
Un déficit historique
L'essentiel des recettes de la Sécurité Sociale vient des cotisations sociales versées par les salariés et la CSG (contribution sociale généralisée).
Avec la crise économique, la forte hausse du chômage et la faible progression des salaires réduit les revenus de la Sécu.
La bonne gestion des dépenses est une bonne nouvelle (pas de flambée des budgets des hôpitaux, des honoraires des médecins, des médicaments. Seuls les arrêts maladies et les frais d'ambulances s'envolent : respectivement + 6,8% et 7,8%.
Mais des dérapages peuvent subvenir en cette fin d'année, sans oublier le coût de la grippe A (vaccins, arrêts maladie).
Réactions
Interrogé par le JDD, le sénateur UMP Alain Vasselle pense qu'il faut encore améliorer la gestion des services avant de demander une participation supplémentaire des patients. Il souhaite que les établissements soient financés "au juste prix". Il s'étonne qu'aujourd'hui on ne sache pas vraiment ce qui correspond à leur activité (une opération chirurgicale) et ce qui correspond à leur mission d'intérêt général (formations des médecins, urgences, soins aux plus démunis). Le sénateur est réservé sur le déremboursement des antidouleurs, dans le cadre d'une grande politique légitime de lutte contre la douleur.
Il salue la piste de la rémunération des médecins au forfait pour les affections longue durée notamment.
Le sénateur s'inquiète de la fuite des déficits. "Si on continue, la collectivité ne pourra plus assumer le coût de la santé : la solidarité sera réservée aux plsu démunis, et les autres devront se couvrir par leurs propres moyens".
Pour Jean-Marie Le Guen, médecin et député PS, président du conseil d'administration de l'AP-HP (Assistance Publique -Hôpitaux de Paris), après les franchises médicales, cette forte augmentation du forfait hospitalier journalier pénalisera fortement les plus fragiles, ceux qui n'ont ni la CMU, ni une couverture complémentaire soit 10 à 12% de la population.
Cette hausse pourrait être une cause de "renoncement aux soins ou une ponction supplémentaire dans leur pouvoir d'achat."
"Ce n'est pas en faisant payer les plus pauvres qu'on sauvera la Sécurité Sociale et les hôpitaux mais en les dotant d'une bonne gestion et de recettes suffisantes" estime le député. "Il faut relancer l'emploi et éviter de dépenser l'argent auprès de laboratoires" (vaccins anti-grippe qui risquent d'arriver trop tard, non connaissance de leur innocuité).
AdV
mis à jour le 07/09/2009
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Vos réactions
1 réaction affichée dans cet article
JCB : COMMENTAIRE
manifestement, il reste envisageable d'imaginer autre chose que le système de chèque en blanc sans fin que constitue la médecin libérale!
le 10/09/2009 à 18:09
Commentaire modéré par l'administration du site 11/09/2009 à 09:09
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