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Un rapport de l'Igas sur le coût des maisons de retraite

Un résident paye de sa poche en moyenne 2.200 euros par mois


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Un résident en maison de retraite doit payer en  moyenne de sa poche 2.200 euros par mois (toutes dépenses confondues), un  montant deux fois plus important que le montant moyen d'une pension de retraite,  selon un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) menée auprès de 20 établissements dans quatre  départements.  

Le rapport constate  "les fortes différences d'un établissement à l'autre". Selon les inspecteurs,  le "minimum incompressible" de dépenses s'élève à 1.200 euros, tandis que 2.900  euros constitue un montant "que l'on peut fréquemment observer".

Le maximum se situe aux environs de 5.000 euros, selon l'enquête de l'Igas (Inspection  générale des affaires sociales), Ces sommes n'incluent pas la part prise en charge par la Sécurité sociale et  l'Allocation personnalisée autonomie (APA). Elles comprennent le tarif de la  maison de retraite proprement dit (hébergement et, pour la part non remboursée  par l'APA, prise en charge de la dépendance), et des dépenses diverses  (coiffure, télévision, téléphone, blanchissage, produits de toilette...).

Le montant moyen d'une pension de retraite s'élève à un peu plus de 1.100  euros mensuels, rappelle l'Igas, tandis que le minimum vieillesse est  actuellement de 677 euros.  Mais "il n'existe pas de lien direct entre le coût imposé au résident et la  qualité des prestations fournies par l'établissement".

Le minimum de 1.500 euros ne s'applique ainsi "qu'aux personnes très  attentives à limiter leurs dépenses et qui résident dans des établissements  situés en milieu rural dont le terrain et la construction sont financièrement  totalement amortis".  La somme de 2.900 euros est généralement dépensée en ville, mais "ne  correspond pas à des prestations particulièrement luxueuses". 

Pour faire face à ces dépenses qui excèdent généralement leur revenu, les  résidents doivent faire appel à leur famille et puiser dans leur patrimoine.  Au total, souligne le rapport, "les enjeux financiers liés à une entrée et à  un séjour en Ehpad (établissement d'hébergement pour personnes âgées  dépendantes) pèsent sur les personnes âgées, parfois au risque d'une  insuffisante prise en charge, voire d'une maltraitance", avec notamment des  maintiens à domicile dans de mauvaises conditions ou des hospitalisations. 

Rapport de l'Igas disponible sur le site internet  de la Documentation française, ou sur l'espace professionnel (*) d'Agevillagepro.com


mis à jour le



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Vos réactions

romans

12/04/2012 14:04

espoir ou chimére ?


n'oubliez pas jean Pierre que le CVS n 'a qu'une fonction consultative .... votre démarche est interessante ...vous pouvez me contacter via mon blog :l'oeil de romans  http://aloeilendrome.hautetfort.com/



dromenlaire

13/03/2011 13:03

toujours plus


Les dérives tarifaires en EHPAD sont principalement du au mode de calcul qui attribut sur la part hébergement :100% les frais de direction et d'administration, restauration, services géneraux, animations ,service social...Le tarif hébergement devient en effet la variable d'ajustement.Ce projet de decret ne donne aucun contenu a ce tarif si ce n'est qu'il recouvre ceque ne couvre pas les deux autres tarifs .Il devient ainsi un tarif balai ;les tarifs soins et dépendances devenant en quelques sorte des recettes en atténuation...un rapport de l'IGAS mettait déja l accent sur ces modes de calcul



une fille de GIR 1

12/04/2010 12:04

et le tout à domicile ?


Que dire également du tout à domicile dans le cadre d'une hospitalisation à domicile, "vivre (et mourir) chez soi" est le mot d'ordre prôné par les responsables actuels de la politique vieillissement...Est-ce réellement la solution idéale ? A moins de réduire en esclavage un bouc émissaire de la famille (la fille évidemment !), la présence 24 h sur 24 h (nuits et week end compris) d'aidants professionnels représente une somme astronomique annuelle de 60 000 € !!! Qui peut se payer un tel luxe ???



maloudrome

07/04/2010 12:04

tarifs exhorbitants en maison de retraite


Malheureusement, je constate que les familles sont très peu consultées lors des réunions de conseil de la vie sociale. Très peu de familles se mobilisent aussi. Les directeurs de maison de retraite n'écoutent pas les revendications des familles, leur disant seulement "que ces sont des familles qui râlent" de ce fait, ces familles embêtent ... quel dommage qu'il n'y ait pas plus de dialogue et surtout d'écoute de la part de chacun d'entre nous pour le bien-être de nos résidents.



Marie-Thérèse

14/10/2009 19:10

La FNAPAEF défend les familles


Peut-être connaissez-vous déjà la FNAPAEF (Fédération Nationale des Associations de Personnes Agées et de leurs familles) qui a précisément pour but de défendre les résidents et les familles. La hausse des tarifs est bien entendu l'une des préoccupations de cette fédération. Vous pourrez découvrir ses buts, actions, communiqués, ains que celles des associations affiliées sur le site www.fnapaef.fr




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